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21 février 2008

J'm'appell' la lune

Blanche, noire, jaune et puis rouge. De ma vie, je n'avais encore jamais eu la possibilité, les circonstances ne s'y étaient pas prêtées, d'assister au spectable sans en manquer un moment ou un geste. Josse, Monsieur et moi sommes sortis pour la « grande marche » à vingt heures quinze, nous avons grimpé la côte vers chez Patrick et Guylaine, puis nous sommes descendus du côté de chez Michel et c'est alors, au-dessus de la petite colline juste après les ruisseaux, que l'effeuilleuse s'est mise à l'ouvrage. Durant la longue montée ensuite vers chez Jean-Louis et Brigitte, nos pas craquant sur le sentier glacé, le premier quartier est disparu, puis la demie et toute la suite... En moi, celui qui a vécu il y a mille ans au moins, ignorant qu'il s'agissait bien du même ouvrage de la terre, qui d'ordinaire s'accorde vingt-huit jours... Paisiblement, sans anxiété, observant comme un caprice de la nature, il y en a tant, une rupture dans l'habitude du ciel, j'avais le regard, qui ne dure jamais longtemps, d'avant les pourquoi.

Commentaires

Eh bien enfin ! depuis au moins mille ans j'attendais que dans votre agenda vous ayiez un moment pour ces éclipses glacées.
Je savais bien que ça vous plairait, et que vous auriez, ce regard là, celui que vous avez, juste en cet instant!

Ecrit par : sophie LL | 21 février 2008

@ Sophie LL : Ce regard là ? Comme celui que j'ai quand je suis « dans'lune » ? Bien sûr, il ne pouvait pas vous échapper...
Merci. Avant que de capter ce message, de votre face cachée?, ce fut une bien longue attente pour moi aussi.

Ecrit par : Marc | 22 février 2008

À l’instant où tu étais du coté de chez Guylaine à grimper dessus Patrick, les pas craquants la colline, sur les effeuilles de Brigitte…. je m’installais le coude en ballant sur le rebord de la fenêtre direction sud est. C’était comme l’avait expliqué la radio. Noir et blanc. Brun et blanc. Orange. Orange blanc. Et blanc. Exactement comme prévue… top chrono! À force de m’étirer le cou pour valider la justesse du processus, mon chat s’inquiéta et chercha au loin dans l’espace l’identité de ma proie… J’espérais une étoile filante ou un ovni (un petit nuage aurait fait l’affaire) pour déjouer la prédiction. Finalement c’est ma bouche qui s’ouvrit, étira mes maxillaires jusqu’au déjointement… et qui finit par émettre un son plutôt spacial… f….!
Enfin sortit de l’espace…. Buccal!

Ecrit par : Carole | 24 février 2008

@ Carole : La bouche grande ouverte un f... Un fa ! Après l'éclipse ! L'harmonie des sphères en gardera un souvenir inaltérable.

Ecrit par : Marc | 25 février 2008

...f... comme dans "come on"... et la bouche c'est facultatif...

Aye!.... des mots comme toi. Merci de ce partage. Tu fais du bien.

Ecrit par : carole | 25 février 2008

@ Carole : Je suis désolé que mon message précédent se soit répété quatre fois. Problème d'ordinateur, de logiciel périmé, de serveur, de connexion, va savoir ? Mais tu connais ma situation géographique. Il y a bien des avantages... Et quelques petits inconvénients. Merci de ton commentaire.

Ecrit par : Marc | 25 février 2008

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