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23 février 2008
Une préface aux livres de recettes
À défaut d'une santé formidable, de bons moments de répit ; si vous avez de l'âge, quelques beaux souvenirs, sinon, non, c'est irremplaçable, il en faut absolument (peut-être est-il possible d'en embellir quelques-uns ?) ; du silence, quelques plages ; de l'attention en abondance (voir recette à la page mille) ; avant d'ajouter le reste, vérifiez dans toutes vos armoires, votre frigo, vos réserves, votre congélateur (ah lui !) ; allez aussi au potager si c'est le temps de la récolte ; prenez tout si vous le voulez, ou bien ne choisissez qu'une seule chose ; mélangez, ou ne mélangez pas ; cuisez, ou ne cuisez pas ; laissez fermenter, ou buvez tout de suite ; c'est à vous de décider. Et partagez (tous les jours, ou parfois, à votre guise), c'est indispensable.
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Commentaires
Il n'est pas rare que des conversations se poursuivent en l'absence de mes interlocuteurs. Ainsi j'aurais pu tout aussi bien intituler le texte ci-haut « Une réplique en retard » ou « J'aurais pu dire ».
Lors d'une conversation récente avec François, Jean et Josse au sujet des films où l'on mange, j'ai dit que j'ai gardé un souvenir éblouï du Festin de Babette. François, pour sa part, a répliqué qu'il trouvait la proposition de ce film un peu mince. Babette prépare un repas spectaculaire. Oui. Mais encore ? Mon souvenir du film étant imprécis, je n'ai pas répondu sur le coup que ma part d'éblouissement tenait moins au menu du repas qu'à la reconnaissance, au superbe détachement et à la générosité de Babette qui le prépare pour des gens qui ne sauront probablement pas manifester leur étonnement, leur bonheur.
Ecrit par : Marc | 24 février 2008
Il ne m'est pas rare d'être prise par la crainte de prendre trop de place, ou de m'exposer, ou de lasser mon interlocuteur, ou tout ça à la fois: bref comme ça me serait plus facile de me glisser, quasi invisible, au milieu d'autres commentaires!
Mais bon! je me résouds gaiement à manifester de façon transparente mon étonnement charmé.
Et je suis d'accord: on ne dit jamais assez aux Babette son bonheur pour ce qu'elles mijotent!
Ecrit par : sophie LL | 24 février 2008
@ Sophie LL : Ne craignez pas, ici du moins, de prendre trop de place. De toutes façons, j'imagine que vous ne devez pas réussir très souvent à vous glisser « quasi invisible » au milieu d'autres commentaires.
Ecrit par : Marc | 25 février 2008
@ Sophie LL : Votre reprise de « Il n'est pas rare... », est-ce aussi un commentaire grammatical ? J'ai un doute tout à coup.
Ecrit par : Marc | 25 février 2008
Euh non, ce n'est pas un commentaire grammatical, ou alors à l'insu de mon plein gré! et quel commentaire grammatical? Là vous m' intriguez sérieusement!
Bon, vivement votre prochain billet....
Ecrit par : sophie LL | 25 février 2008
@ Sophie LL : J'entendais, dans mon cerveau droit ? gauche ? reptilien ?, un académicien a perruque me souffler à l'oreille (droite) : « il faut dire, il n'est pas rare... DE et non il n'est pas rare QUE ». Peut-être est-ce un personnage de mon invention. Il en reste, bien que je me sois débarrassé d'un très grand nombre, de ces censeurs sensés et insensés qui sèment le doute souvent à tort.
Pour ce qui est de la suite, j'ai deux messages prêts à publier, cependant j'ai des problèmes avec mon ordinateur. Je n'arrive pas à entrer chez hautetfort ! Merci de votre patience.
Ecrit par : Marc | 26 février 2008
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