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13 avril 2008
Les Charbonniers de l'enfer
Depuis bientôt une quinzaine d'années, ces bonshommes présentent sur scène et sur disques des chants traditionnels en français. A capella ils chantent - deux d'entre eux font aussi de la podorythmie (ils tapent des pieds) ; bien entendu ils racontent les histoires des amours comblées, des amours frustrées, des amours défendues, de l'amour foudre (j'emprunte cette dernière expression au merveilleux auteur Henri Gougaud), des rumeurs de villages, des curés et des servantes, des curés et des vicaires, des secrets de familles avoués à demi-mots, des fous du village... Dans la langue de nos ancêtres, quand elle était déliée, qu'elle turluttait, tourlidounait, patatitringuait et tadalidounait bellement. Mon grand-père avait, c'est vrai, un répertoire assez étonnant de sentences qui n'appartenaient qu'à lui, celle-ci par exemple : la minou raplaye ticaye [!?], qu'il disait à tout propos, pour faire rire, pour détendre l'atmosphère, pour faire rimer quelque chose dans le silence. Je ne sais trop.
Pour revenir aux Charbonniers, de bons diables évidemment, je les ai vus hier en spectacle dans l'ancienne église protestante transformée en centre culturel dans notre municipalité. Un beau moment. Puis ce commentaire sympathique de Pascale, une amie, en sortant du spectacle : bien des artistes sont des drôles de bêtes, à peine humaines dirait-on quand on les voit sur scène. Ce que j'ai aimé ici c'est que ces Charbonniers de l'enfer m'ont paru humains, normaux, réels ... Kyrie !
07:40 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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