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02 juillet 2008
Chanter, les paroles en l'air
Avec Josse et Fanchon - et Monsieur le chien, l'autre soir après souper, nous sommes allés pour la « grande marche ». Elles pour s'assurer que tous les chiens des environs vont bien. Moi pour profiter de ce beau répit entre les averses. Nous avons chanté tout au long du chemin. Des chansons dont nous tentions de nous rappeler les paroles... En inventions la moitié bien entendu. Un à un les chanteurs populaires. Ceux qui ont tenu le coup le plus longtemps ? Celui avec lequel nous avons démarré : Aznavour - vingt minutes ; Jean-Pierre Ferland avec qui nous avons terminé - une grosse demi-heure. « Je ne veux pas dormir ce soir / Parce que la vie / Est bien trop belle / Le ciel est trop luisant ». Étonnant ce dernier, il nous aura versé, l'air de rien, plusieurs douzaines de chansons dans l'oreille. On les croyait effacées, oubliées, endormies. Elles se réveillent n'importe où, joyeuses, ironiques, au premier roulement d'un r ou au détour d'une belle syllabe en français chantée d'une voix un peu nasillarde. Au retour à la maison, quatre chiens - pas trop mélomanes, nous accompagnaient.
08:05 Publié dans Lettres ouvertes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : épistolaire, ferland, marcher



Commentaires
C'est fou comme ce billet fait écho au premier lu :"Traces dans la neige" et qui avait retenu mon attention sur ce blog inconnu "Epistolaires"...puis un autre quelque temps après, je ne me souviens plus exactement, qui avait un drôle de titre "J'm'appelle la lune" -ça je m'en souviens très bien!
Les personnages... et aussi Monsieur Chien...les lieux...cette expression je crois de "grande marche" qui apparaissait...
La neige pleine de silence du premier billet...
L'air plein de chansons de ce billet-là...
C'est fou aussi comme toutes les chansons nous reviennent, à plusieurs quand on est bien,
on dirait que c'est nous qui sommes chantés par les chansons, qu'elles existent tout le temps, entières, même celles qu'on avait oubliées, et qu'elles choisissent un jour de revenir jubiler dans nos bouches (Aznavour, la Mamma, Je m'voyais déjà,et dés la première phrase on est heureux de chanter à tue-tête: "j'habite seul avec maman dans un très grand appartement, rue sainte agathe...")
Ecrit par : sophie LL | 02 juillet 2008
@ Sophie LL : « On dirait que nous sommes chantés par les chansons... ». Bien vu. Et la proposition est intéressante à poursuivre aussi. Nous serions vus par les œuvres et les paysages, lus par les livres, entendus par les musiques, habités par les autres. Comme si nous étions une sorte de vide que l'espace et la vie autour de nous animent.
Ecrit par : Marc | 03 juillet 2008
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