« 2008-05 | Page d'accueil | 2008-05 »

12.05.2008

Les grands-mères. Pour Sophie LL.

« Une grande maison blanche assise paisiblement sur une colline, avec une véranda qui lui embrasse le ventre et les hanches nord et sud, et tout en haut, deux lucarnes qui nous regardent en battant des cils. Puis, des cheminées par où respirer, un chapeau en bardeaux pour lui garder la tête au chaud, des portes de côté pour entendre d'où vient le vent et une entrée d'en avant, grande ouverte qui brame : Faites comme chez nous ! Radi en a le cou tordu et les yeux à pic. Elle se tourne vers moi pour m'inviter à la suivre et voit mon visage embrumé.

    À cause que... T'es chagrinée ?

    Non Radi, c'est pas du chagrin. Rien que de la nostalgie. »

Antonine Maillet, Le temps me dure.

...

Je n'ai pas connu mes grands-mères. Ni Marie-Ange, elle n'a pas vécu assez longtemps, ni Alvénia qui ne désirait pas se faire connaître. Mais j'ai la nostalgie d'elles tout de même. Il me semble que Marie-Ange eut été du genre à m'avertir de ne pas perdre le « sens commun », c'est-à-dire de ne pas cesser d'être attentif aux autres.

Variole, grippe et diphtérie

400553152.jpgDix jours après la catastrophe, commencèrent les épidémies. Des hommes de bonne volonté campèrent sur la frontière du Myanmar. Défense d'entrer. Fallait-il envahir ?

À qui les orphelins du Nargis adressent-ils leurs requêtes ? Aux anges ?