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19 mai 2008

Poète-guerrier

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Psaumes, chapitre 104

Ps 104:1- Bénis Yahvé, mon âme. Yahvé, mon Dieu, tu es si grand! Vêtu de faste et d'éclat,
Ps 104:2- drapé de lumière comme d'un manteau, tu déploies les cieux comme une tente,
Ps 104:3- tu bâtis sur les eaux tes chambres hautes; faisant des nuées ton char, tu t'avances sur les ailes du vent;
Ps 104:4- tu prends les vents pour messagers, pour serviteurs un feu de flammes.
Ps 104:5- Tu poses la terre sur ses bases, inébranlable pour les siècles des siècles.
Ps 104:6- De l'abîme tu la couvres comme d'un vêtement, sur les montagnes se tenaient les eaux.
Ps 104:7- A ta menace, elles prennent la fuite, à la voix de ton tonnerre, elles s'échappent;
Ps 104:8- elles sautent les montagnes, elles descendent les vallées vers le lieu que tu leur as assigné;
Ps 104:9- tu mets une limite à ne pas franchir, qu'elles ne reviennent couvrir la terre.
Ps 104:10- Dans les ravins tu fais jaillir les sources, elles cheminent au milieu des montagnes;
Ps 104:11- elles abreuvent toutes les bêtes des champs, les onagres y calment leur soif;
Ps 104:12- l'oiseau des cieux séjourne près d'elles, sous la feuillée il élève la voix.
Ps 104:13- De tes chambres hautes, tu abreuves les montagnes; la terre se rassasie du fruit de tes œuvres;
Ps 104:14- tu fais croître l'herbe pour le bétail et les plantes à l'usage des humains, pour qu'ils tirent le pain de la terre
Ps 104:15- et le vin qui réjouit le cœur de l'homme, pour que l'huile fasse luire les visages et que le pain fortifie le cœur de l'homme.
Ps 104:16- Les arbres de Yahvé se rassasient, les cèdres du Liban qu'il a plantés;
Ps 104:17- c'est là que nichent les passereaux, sur leur cime la cigogne a son gîte;
Ps 104:18- aux chamois, les hautes montagnes, aux damans, l'abri des rochers.
Ps 104:19- Il fit la lune pour marquer les temps, le soleil connaît son coucher.
Ps 104:20- Tu poses la ténèbre, c'est la nuit, toutes les bêtes des forêts s'y remuent.
Ps 104:21- Les lionceaux rugissent après la proie et réclament à Dieu leur manger.
Ps 104:22- Quand se lève le soleil, ils se retirent et vont à leurs repaires se coucher;
Ps 104:23- l'homme sort pour son ouvrage, faire son travail jusqu'au soir.
Ps 104:24- Que tes œuvres sont nombreuses, Yahvé! toutes avec sagesse tu les fis, la terre est remplie de ta richesse.
Ps 104:25- Voici la grande mer aux vastes bras, et là le remuement sans nombre des animaux petits et grands,
Ps 104:26- là des navires se promènent et Léviathan que tu formas pour t'en rire.
Ps 104:27- Tous ils espèrent de toi que tu donnes en son temps leur manger;
Ps 104:28- tu leur donnes, eux, ils ramassent, tu ouvres la main, ils se rassasient.
Ps 104:29- Tu caches ta face, ils s'épouvantent, tu retires leur souffle, ils expirent, à leur poussière ils retournent.
Ps 104:30- Tu envoies ton souffle, ils sont créés, tu renouvelles la face de la terre.
Ps 104:31- A jamais soit la gloire de Yahvé, que Yahvé se réjouisse en ses œuvres!
Ps 104:32- Il regarde la terre, elle tremble, il touche les montagnes, elles fument!
Ps 104:33- Je veux chanter à Yahvé tant que je vis, je veux jouer pour mon Dieu tant que je dure.
Ps 104:34- Puisse mon langage lui plaire, moi, j'ai ma joie en Yahvé!
Ps 104:35- Que les pécheurs disparaissent de la terre, les impies, qu'il n'en soit jamais plus! Bénis Yahvé, mon âme.

Commentaires

Guerrier, bien sûr, évidemment. Il n'y a pas de mal à être poète non plus. La présentation ici semble suggérer que les deux termes s'opposent. Voyons donc ! Le poète délicat. La brute guerrière. Ce sont des clichés. Et j'essaie d'éviter les clichés. Je crois que la chute du psaume m'avait surpris. J'ai mis un peu de temps à le comprendre et à le mettre en contexte. Vous me suivez ? Enfin quel être humain n'a pas un jour, dans le même mouvement du cœur exulté devant la grandeur de la création et souhaité la disparition de ce qui vient lui obstruer la vue.

Cette photo du détail du David dit mieux que moi ce que j'ai à dire il me semble.

Ecrit par : Marc | 19 mai 2008

Merci Marc de nous retranscrire le texte de ce magnifique psaume, cela m’a touché comme l’heureuse surprise d’un cadeau inattendu. La version de Louis Segond diffère quelque peu
Et c’est une richesse supplémentaire .Ainsi le dernier verset : « Que les pécheurs disparaissent de la terre, et que les méchants ne soient plus ! Mon âme bénit l’Eternel ! »
C’est l’esprit du mal qui doit disparaître, celui qui rend l’homme » pécheur » ou » méchant «
Ton commentaire, quoiqu’énigmatique n’est pas hermétique. Un style, je dirais poétique et pudique . Le détail de David, beauté et érotisme du corps de l’humain. On n’en voit pas assez, ou trop … Autre contexte. La nudité... fascinant : nostalgie du « paradis perdu « ?
Psaume 139,V 13 -14
"C'est toi qui a formé mes reins,
Qui m'as tissé dans le sein de ma mère.
Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse."

Ecrit par : Lydie | 20 mai 2008

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