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30 juin 2008
Carte postale (2)
« Le pays me manquait parfois. Mais pas la maison familiale. »
Amin Maalouf, Les échelles du Levant.
09:03 Publié dans Marc | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : épistolaire, maalouf, correspondance



Commentaires
Il arrive en effet que la maison familiale ne manque pas. Remplie à ras bords du souvenir de déchirures plus ou moins meurtrières, elle est si incrustée en nous qu'elle ne peut nous manquer. Elle est dans nous.
Mais horreur je fais de la paraphrase là, et a-t-on déjà vu une paraphrase répondre à une carte postale?
Ecrit par : sophie LL | 01 juillet 2008
"Les échelles du levant" est un livre qui me tient particulièrement à coeur ...
Ecrit par : frasby | 01 juillet 2008
@ Sophie LL : Il y a quelque chose d'abrupt dans cette phrase, citée hors contexte, qui en dit juste assez sur la maison familiale de mon enfance. J'étais resté un peu sonné par la phrase très tendre de Denis dans un commentaire sur un autre billet (Qu'est-ce que la mélancolie ?) à l'égard de son père, décédé en novembre. S'il y a un mot qui me fasse désirer que la réincarnation soit vraie, c'est bien le mot famille. Pour revenir dans une vie où ce projet réussira.
@ Frasby : Alors je vous prie de m'excuser de l'avoir utilisé de la sorte.
Ecrit par : Marc | 02 juillet 2008
Je ne comprends pas ces excuses ...Pourquoi vous excuser ? Je trouve ce livre si essentiel ,qu'il m'a été très agréable de voir que vous le citiez ... C'est aussi simple que cela .
L'ayant découvert ,dans un contexte assez extraordinaire (hasard objectif) tout ce qui touche à ce livre ressemble à quelque chose de l'ordre de la" bonne augure" pour moi.
même si le sujet en est très douloureux ...Il me semble qu'Amin Maalouf ,ne ferme pas les perspectives ...
Ainsi nous pouvons en utiliser les thèmes à notre guise .C'est aussi la force de ce très beau livre ,de nous rendre -au delà tous les accidents ,beaucoup plus libres ...
Je vous prie de ne surtout pas vous en excuser ,vous me fâcheriez ;-)
Bien à vous .
Ecrit par : frasby | 02 juillet 2008
@ Frasby: je suis frappée par ce que vous exprimez, cette idée de livre qui rend "plus libre". je suis curieuse, dites-moi comment ?, c'est un sujet qui m'intéresse beaucoup car j'aimerais beaucoup que les livres me rendent + libre. Or au contraire ils "m'attachent", je me sens reliée à eux, et en fait plus j'aime, - les livres, les tableaux, les arbres, les paysages, les êtres,hommes, femmes, enfants, moins je me sens libre...oh pas du tout libre, pas du tout...
Ecrit par : sophie LL | 02 juillet 2008
@ SophieLL
Eh oui, aimer, c'est engager sa responsabilité. Je pense à mes deux petites filles, mais peut-être est-ce la disponibilité qui est réduite et pas vraiment " la liberté " non? C'est un libre choix aussi. Je veux dire : pas d'aimer, mais de consacrer du temps à ceux qu'on aime. Alors la liberté... C'est comme pour les travaux des champs ;-), bien que celà ne soit pas comparable ...
J'ai l'impression de ne pas m'exprimer clairement, d'essayer de philosopher, ce qui n'a jamais été "mon fort".
Mais j'aime ton humour Sophie.
Quand à la maison familiale, elle me manque parfois, car j'ai souvent la nostalgie de l'enfance, où tout était si simple et si vrai et si joyeux dans l'instant. Il m'est difficile parfois d'être adulte parmi les adultes...
Ecrit par : Lydie | 02 juillet 2008
@ Lydie: comment était-elle cette maison familiale ? Y avait-il beaucoup d'enfants? C'était à la campagne? dans la ville? quelle pièce préférais-tu? où était ton refuge dans cette maison? Pour tes deux petites filles, tu as sans doute créée à ton tour une maison joyeuse dont elles auront la nostalgie?
Ecrit par : sophie LL | 02 juillet 2008
@sophieLL : Frappée ??? ça fait si mal que ça ? ;-)
Comment vous expliquer... les livres sont des ouvertures ,il me semble,(comme les fenêtres des maisons) ils sont aussi ce que nous en faisons ,cela ne me paraît pas incompatible avec l'attachement...la liberté sans attaches me paraît être davantage de l'indifférence que de la liberté ...comment peut on vivre en étant lié à rien ni personne? à moins d'être soi même une ruine ? ou abusé de neuroleptiques (pour revenir à Maalouf)
On peut être relié aux livres tout en éprouvant positivement la liberté que nous leur devons ...La connaissance ,la pensée ,la philosophie ,la bonne chanson...tout cela va de fil en aiguille se partager et donner d'autres bonnes chansons ,c'est de la liberté tout ça .tant que le mouvement se transmet.
Pour moi tout est lié,les correspondances sont en tout et partout ..Et c'est peut être lorsqu'on sépare tout, lorsque l'on coupe tout en "domaines respectifs" que l'on se sent captif et malheureux. Les livres nous offrent la proposition de modifier l'endroit où nous nous trouvons (c'est à dire l'inanité de notre petit esprit humain) c'est une liberté très personnelle presque intime,puisque nulle part vous ne trouverez de liberté absolue ...Il faut bien s'en arranger autrement.que vous soyez seule ou avec trois époux ;-) avec un livre de toto ou avec les oeuvres complètes de R.M Rilke ;-)
Enfin je ne sais pas ...c'est un point de vue parmi d'autres .C'est vrai qu'il y a dans tout cela ,un sacré paradoxe.
Ecrit par : frasby | 02 juillet 2008
@ Frasby: à la lecture de votre réponse, je crois que je me suis mal fait comprendre! Pas grave.
Ecrit par : sophie LL | 03 juillet 2008
Autant pour moi ,je n'ai pas compris votre question...mais vous pouvez la reformuler,et cette fois je la ferais brève...Nous parlons tous des langues différentes et puis avec la canicule de ces derniers jours ,les circonvolutions de mon cerveau ont peut être été endommagées ;-)
Ecrit par : frasby | 03 juillet 2008
@ Frasby : Nous sommes le 2 juillet. Le billet ci-haut est daté du 30 juin. Entre-temps, les lecteurs "innombrables" qui n'avaient encore jamais lu Les escaliers du Levant ont eu le temps de se rattraper. Ils savent maintenant de quoi il s'agit. Un mot sur votre premier commentaire : « ... un livre qui me tient particulièrement à cœur ». C'est vrai que j'ai crains d'avoir été agaçant en m'appropriant une phrase, si significative dans ce livre, pour la placer, inopinément à la place du texte dans ce blog-ci. Il m'arrive à moi d'être agacé par ce procédé quand il est utilisé - par d'autres (ouf!), à mauvais escient. Alors je ne vous demande pas de m'excuser puisque cette lecture est pour vous de bon augure et que vous comprenez le sens de l'emprunt. Je me réjouis également des quelques mots que vous avez écrits sur ce roman. Je vous laisse poursuivre votre conversation ici avec Sophie LL., où chacune verse un peu d'elle-même sur cette page d'écran qui est parfois un mur ; parfois une fenêtre, une porte, un miroir... Merci.
Ecrit par : Marc | 03 juillet 2008
@ Frasby:"cette page d'écran est parfois un mur" dit Marc. Traduction moins élégante: souvent je suis claire comme du jus de chique! pardonnez-moi. Et je suis certaine que vos circonvolutions de cerveau résistent à ce bel été!C'est juste moi qui ai été obscure. et peut-être même que nous disons la même chose avec des mots différents.Bref, voilà.
Ecrit par : sophie LL | 03 juillet 2008
@ Sophie LL : Cette mention du mur n'était pas une référence à l'opacité uniquement. Je pensais à l'intérêt qu'a Frasby pour les graffitis. Sur les murs il y a des signatures, des messages, des présents... Toutes sortes de manifestations hésitantes ou confirmées qui disent... Ce qu'elles disent : Bonjour. Je suis là. J'ai peur. Je suis mal. Je suis bien. Je suis joyeux et je vous em.. brasse. Je passais par là. Ou tout simplement la trace lumineuse d'un jeune homme, d'une jeune fille qui, par ailleurs très sombre, pose le doigt, l'index ou le majeur, sur la bonbonne et danse en couleurs parce qu'il est vivant.
Je n'en vois presque plus ici - de graffitis, depuis que j'habite loin de la ville. Dans mon patelin, sur le mur d'un viaduc au-dessus de l'autoroute, parfois il y a : Julia, je t'aime ; ou bien : Jésus reviendra : ou encore : Bush, pauvre type ! (Il faut dire que je n'habite pas très loin de la frontière des USA). Voilà. Des messages. Pas trop créatifs. Mais assez sympathiques deux fois sur trois.
Les murs peuvent être éloquents, c'est ce que j'ai voulu dire.
Ecrit par : Marc | 03 juillet 2008
Merci marc pour ces éloquences du mur ...En pensant à un autre billet d'épistolaire ,je me dis que les gens qui aiment les fraises ne doivent pas non plus détester les mur(e)s ;-)
Sophie LL ,Marc a raison de parler de ces murs en tant que traces ,signatures...même s'il en existe de trop hauts sur lesquels ,il y a risque de se fossiliser ,je ne crois pas que ce soit le cas ici,sinon ,les commentaires auraient tourné court et ce blog porterait un autre nom.il s'appellerait "Pensées pour moi même" ou "Monologue" en regardant cette page, je me dis Nous en sommes loin ...
Ecrit par : frasby | 03 juillet 2008
@ Marc et Frasby: heureusement que vous êtes là pour expliquer les choses à l'idiote que je suis!!!!!
Ecrit par : sophie LL | 04 juillet 2008
@ Sophie LL : Je subodore de la vexation dans votre dernier commentaire. Je suis sûr que vous ne vous trouvez pas idiote, soyez assurée que moi non plus.
Ecrit par : Marc | 04 juillet 2008
"Vexé" c'est le mot ...vexant! pour "avoir de la peine"!
Voyons, voyons, regardons ce qui pourrait faire de la peine dans un commentaire, ou deux, ou trois...
Voyons, voyons, qu'y-a-t-il derrière les mots?
Un ton, une façon de parler, oh c'est léger, presque insoupçonnable, une façon de se moquer...Quand je dis gentiment dans un commentaire parce qu'un sujet m'intéresse: "je suis frappée de ...", me répondre par l'ironie: "ça fait si mal que ça?!", quand avec sincérité je m'excuse de ne pas avoir été claire, me montrer que je n'ai pas saisi les choses...oh tout cela très policé...impeccable...avec un nuage de supériorité, qui bien sûr fait de moi un peu l'idiote!
Et en répondant avec authenticité, j'aggrave mon cas !
mais je trouve ça important de se pencher sur les fonctionnements d'un blog, sur la manière de communiquer dans cet espace, et en tous cas je serais mal à l'aise de continuer à commenter sans répondre, sans assumer ma..."vexation" !
Maintenant, en effet, Marc peut me dire: "hop, direction: la porte!" C'est une option.
Ecrit par : sophie LL | 04 juillet 2008
@Sophie LL : Arrivée en retard Ce que je lis de votre dernier message me fait l'effet d'une bombe à retardement ,et je suis très contrariée de ne pas avoir anticipé que je pouvais vous blesser vous faire autant de peine,vous me prêtez une supériorité que je n'ai pas ,pas plus que je n'ai cette outrecuidance de me poser ici en tant qu'être supérieur venu exprès pour écraser les autres et me moquer du haut de mon piédestal de ce qui les touche profondément .
Croyez vous que je sois à ce point cruelle ? Et que mes armes soient si impeccablement affutées?
Croyez vous aussi sincèrement ,que j'ai pu vous considérer comme une idiote ???
Le malentendu est,cruel,aussi, et je dirais cruel pas seulement pour vous. Il est glaçant .
J'en ressens moi même toute la violence tant les intentions que vous me prêtez me sont étrangères .
Pratiquer l'ironie est un art délicat il se situe très au delà de la moquerie raillant autrui ,qui elle,est chose facile.Je déteste la moquerie ,la méchanceté gratuite.Je suis néanmoins capable d'autocritique non de mea culpa puisque je vous lis toujours avec beaucoup de plaisir,d'interêt et que je ne perdrai pas mon temps à écrire à des êtres que je considère sans qualités ,juste pour me faire mousser . Je ne peux pas regretter une condescendance que je n'ai éprouvée à aucun moment en vous écrivant.
Tout cela vous dira combien du haut de mon piedestal au style impeccable ,policé ...Les bras m'en tombent .
Sophie LL ,puisque vous le pensez.je n'ai aucun moyen à distance de vous fournir la preuve du contraire.
Votre douloureux commentaire confirme que je ne maîtrise pas suffisamment cet art (celui de l'ironie)pour risquer à nouveau d'être prise pour ce que je ne suis pas et avec mes sabots heurter sans grande jugeotte votre sensibilité dont l'écriture,le style et +++ me plaisent beaucoup,tout autant qu'il me plaît de savoir que nous sommes ici tous assez différents pour échanger, et, par ces différences ouvrir les perspectives,nous heurter parfois mais prendre au moins soin de ne pas nous faire trop de mal .Nous ne sommes que des êtres humains ,mais nous pouvons réajuster.
La virtualité de cet espace gentiment offert ne me conférant aucun droit de me considérer supérieure à quiconque ...sans doute dois je être bien naïve de ne pas avoir vu venir ,le coup de mépris que vous pressentez avoir reçu de moi. Personnellement ces gens qui marchent sur les autres et se prétendent intellectuellement supérieurs ,ne franchissent pas le seuil de ma maison...donc au respect d'une éthique qui est mienne concernant les relations humaines .Permettez-moi au lieu de laisser proposer à Marc l'impensable c'est à dire une option qui le peinerait beaucoup (et moi aussi) ,de vous proposer à mon tour (et je vous jure que c'est un choix très libre, sans nulle touche d'ironie,ni autre minauderie,une option que je trouve préférable à tout ce que je viens de lire sur ce nuage de supériorité dont je semble nimbée et sur toute cette peine qui s'en suit )
Puisque je vous ai tant blessée, maladroitement,sans le vouloir et que cet espace magnifique ne doit pas devenir celui du malentendu.ni se priver de vous .
Permettez moi, d'ouvrir toute grande une fenêtre de l'enjamber et de me retirer doucement avec mes gros sabots.je ne me défile pas,non ...Je reviendrai vous lire en sandales légères toujours avec le même plaisir beaucoup plus doux car il sera incognito.Si cela peut un peu réparer ...j'en serai consolée
permettez moi aussi de vous présenter toutes mes excuses très sincères, pour ce style "empoulé" loin d'être impeccable qui peut je le reconnaîs prêter à confusion.Je joue avec les mots seulement les mots jamais avec la vulnérabilité des êtres.
SophieLL -
Comme je ne vous considère pas du tout (mais alors pas du tout ) comme une idiote,j'insiste.
J'espère que vous vous accorderez un instant le bénéfice du doute quant à mes intentions ...Sinon,quel dommage !
Je peux comprendre votre position pour l'avoir vécue parfois et c'est bien pour cela que j'en suis contrariée. Je vous en prie ! oubliez cette phrase qui effectuait + un glissement de sens ,qu'une moquerie à votre endroit.cette phrase n'en vaut pas la peine ,ne vaut aucune de vos peines .
Vous serez toujours bienvenue chez moi ainsi que marc .et je vous lirai toujours tous deux avec grand plaisir .
@Marc...Merci de votre accueil ,j'ai partagé ici de très beaux moments et je continuerai à les partager en douce, cela ne changera rien ,puisque je vous invite ainsi que SophieLL à d'autres échanges chez moi si vous le désirez quand vous le désirerez .Vous comprendrez que cette option est une option ouverte,comme une sorte de fil ,que je laisse à votre fenêtre ...et dont vous pourrez faire usage à votre guise .celui ci léger telle la plume ne sera que léger.il n'imposera rien.
J'ose espérer que nous ne laisserons pas le malentendu faire ombrage .Pas plus à Sophie LL qu'à Marc ou moi même .Nous ne méritons pas cela .Et cela même va bien au delà d'une simple histoire de mérite .
Bien à vous,à tous deux et à ce beau blog. Surtout,ne changez rien .
frasby
Ecrit par : frasby | 04 juillet 2008
@Frasby: je suis catastrophée; je me mords les doigts; je regrette d'avoir exprimé ce que je ressentais; je n'imaginais pas une seconde votre réaction. Je ne peux plus apparaitre ici
si vous enjambez la fenêtre. C'est à moi de disparaitre.Je vous supplie de ne pas partir.Ce serait absurde et injuste de "pénaliser" Epistolaire avec votre départ et Marc n'y est pour rien. Je vous en prie: reconsidérez cette décision. Puisque vous parlez d'ombrage, ne prenez pas ombrage de mes états d'âme, je suis affolée de ce que doit penser Marc. Et il est évident que c'est à moi puisque je cause ces dégâts-là, de partir, pas du tout à vous. Votre blog est magnifique. Epistolaire aussi. Et moi, je le dis rééllement, je suis horriblement maladroite, croyant qu'à soulever des ombres, je vais les dissiper alors que j'aggrave affreusement les choses.
Frasby, vous me feriez un très grand bonheur en restant.
C'est à moi de m'échapper car quelque chose m'échappe, et jamais de ma vie je n'ai voulu faire de peine à qui que ce soit.
Voilà des déclarations bien impudiques de ma part, mais comme vous le dites nous sommes des êtres humains.J'admire votre blog, beau, sensible à l'extrême, souvent saisissant, sublime, attrapant les choses avec un regard infiniment singulier...
Bon sang, vos visites sur Epistolaire ne peuvent pas se terminer sous prétexte que je suis imprudente, tâtonnante, susceptible, insupportable et impossible!!!
Ca serait trop triste, disproportionné: je ne suis qu'une seule personne et il y a quand même...une foule de lecteurs! (sic!!!!). Je vous présente mes excuses du fond du coeur.
Soyez indulgente: ne partez pas, quelle punition ça serait, quelle responsabilité je porterais!
Allez s'il vous plait, dites-moi que c'est un mauvais rêve...j'espère trés fort votre sourire,donnez-moi tous les gages que vous voulez...appelons à la rescousse notre sens de l'humour qui se fait la malle, qui est en RTT ou je ne sais quoi!
Frasby, restez, ou demain je défile de Nation à Denfert! Frasby, du fond du coeur, je suis désolée, des choses me blessent trop vite, trop fort, c'est de ma faute. Et je me sens épouvantablement coupable de votre message, de cette décision. Restez, je serai silencieuse comme une image. je voudrais me changer en tag ce soir, un tag qui dirait: "Stop, pardon,pardon".
Ecrit par : sophie LL | 04 juillet 2008
@Il n'y a aucun souci Sophie ! AUCUN .D'ailleurs la fenêtre que j'enjambe fait 3cm nous sortirons tous vivants de cette histoire épouvantable. Et marc pourra même écrire un bouquin sur la psychologie féminine en 1040999 volumes ,rien qu'en recopiant nos commentaires .A vous lire je suis obligée de répondre.Je ne sais pas punir,ni sanctionner , je suis loin de tout cela ,si vous saviez !
je voulais juste prendre un peu de recul pour alléger la plateforme de marc(le pauvre garçon !) ,recul très personnel(quelle bonne idée il a eu celui là de partir au champs;-) Ce que vous dites à propos de mon blog c'est super gentil alors moi je veux bien que vous vous transformiez en tag qui dirait " pardonaffreusementpardon à genoux c'est de ma très grandehorrible faute pardon "et je pourrais le photographier ,en faire la plus sublime page de mon blog dont le titre suppliant s'intitulerait" Mais bon sang sophie ! arrêtez de vous excuser !"Un tag qui irait de nation à Denfert .je suis prête à faire le trajet Lyon paris sur une main, tout de suite pour le photographier .et même que vous pourriez le continuer de Denfert à la rue de paradis...Chiche ? Sur une main SophieLL ,j'arrive !!! à tout de suite RV à Nation .Pour l'amour de nos blogs (ah marc !"ecrire au loin au plus près "vous voilà copieusement servi ;-)
en attendant Je vous embrasse. SophieLL... Puisque je suis repassée ici ,reniant toutes mes promesses maintenant c'est A vous de jouer .
Le Tag ! le Tag ! le Tag !
Ecrit par : frasby | 04 juillet 2008
@Sophie LL : Arrivée en retard Ce que je lis de votre dernier message me fait l'effet d'une bombe à retardement ,et je suis très contrariée de ne pas avoir anticipé que je pouvais vous blesser vous faire autant de peine,vous me prêtez une supériorité que je n'ai pas ,pas plus que je n'ai cette outrecuidance de me poser ici en tant qu'être supérieur venu exprès pour écraser les autres et me moquer du haut de mon piédestal de ce qui les touche profondément .
Croyez vous que je sois à ce point cruelle ? Et que mes armes soient si impeccablement affutées?
Croyez vous aussi sincèrement ,que j'ai pu vous considérer comme une idiote ???
Le malentendu est,cruel,aussi, et je dirais cruel pas seulement pour vous. Il est glaçant .
J'en ressens moi même toute la violence tant les intentions que vous me prêtez me sont étrangères .
Pratiquer l'ironie est un art délicat il se situe très au delà de la moquerie raillant autrui ,qui elle,est chose facile.Je déteste la moquerie ,la méchanceté gratuite.Je suis néanmoins capable d'autocritique non de mea culpa puisque je vous lis toujours avec beaucoup de plaisir,d'interêt et que je ne perdrai pas mon temps à écrire à des êtres que je considère sans qualités ,juste pour me faire mousser . Je ne peux pas regretter une condescendance que je n'ai éprouvée à aucun moment en vous écrivant.
Tout cela vous dira combien du haut de mon piedestal au style impeccable ,policé ...Les bras m'en tombent .
Sophie LL ,puisque vous le pensez.je n'ai aucun moyen à distance de vous fournir la preuve du contraire.
Votre douloureux commentaire confirme que je ne maîtrise pas suffisamment cet art (celui de l'ironie)pour risquer à nouveau d'être prise pour ce que je ne suis pas et avec mes sabots heurter sans grande jugeotte votre sensibilité dont l'écriture,le style et +++ me plaisent beaucoup,tout autant qu'il me plaît de savoir que nous sommes ici tous assez différents pour échanger, et, par ces différences ouvrir les perspectives,nous heurter parfois mais prendre au moins soin de ne pas nous faire trop de mal .Nous ne sommes que des êtres humains ,mais nous pouvons réajuster.
La virtualité de cet espace gentiment offert ne me conférant aucun droit de me considérer supérieure à quiconque ...sans doute dois je être bien naïve de ne pas avoir vu venir ,le coup de mépris que vous pressentez avoir reçu de moi. Personnellement ces gens qui marchent sur les autres et se prétendent intellectuellement supérieurs ,ne franchissent pas le seuil de ma maison...donc au respect d'une éthique qui est mienne concernant les relations humaines .Permettez-moi au lieu de laisser proposer à Marc l'impensable c'est à dire une option qui le peinerait beaucoup (et moi aussi) ,de vous proposer à mon tour (et je vous jure que c'est un choix très libre, sans nulle touche d'ironie,ni autre minauderie,une option que je trouve préférable à tout ce que je viens de lire sur ce nuage de supériorité dont je semble nimbée et sur toute cette peine qui s'en suit )
Puisque je vous ai tant blessée, maladroitement,sans le vouloir et que cet espace magnifique ne doit pas devenir celui du malentendu.ni se priver de vous .
Permettez moi, d'ouvrir toute grande une fenêtre de l'enjamber et de me retirer doucement avec mes gros sabots.je ne me défile pas,non ...Je reviendrai vous lire en sandales légères toujours avec le même plaisir beaucoup plus doux car il sera incognito.Si cela peut un peu réparer ...j'en serai consolée
permettez moi aussi de vous présenter toutes mes excuses très sincères, pour ce style "empoulé" loin d'être impeccable qui peut je le reconnaîs prêter à confusion.Je joue avec les mots seulement les mots jamais avec la vulnérabilité des êtres.
SophieLL -
Comme je ne vous considère pas du tout (mais alors pas du tout ) comme une idiote,j'insiste.
J'espère que vous vous accorderez un instant le bénéfice du doute quant à mes intentions ...Sinon,quel dommage !
Je peux comprendre votre position pour l'avoir vécue parfois et c'est bien pour cela que j'en suis contrariée. Je vous en prie ! oubliez cette phrase qui effectuait + un glissement de sens ,qu'une moquerie à votre endroit.cette phrase n'en vaut pas la peine ,ne vaut aucune de vos peines .
Vous serez toujours bienvenue chez moi ainsi que marc .et je vous lirai toujours tous deux avec grand plaisir .
@Marc...Merci de votre accueil ,j'ai partagé ici de très beaux moments et je continuerai à les partager en douce, cela ne changera rien ,puisque je vous invite ainsi que SophieLL à d'autres échanges chez moi si vous le désirez quand vous le désirerez .Vous comprendrez que cette option est une option ouverte,comme une sorte de fil ,que je laisse à votre fenêtre ...et dont vous pourrez faire usage à votre guise .celui ci léger telle la plume ne sera que léger.il n'imposera rien.
J'ose espérer que nous ne laisserons pas le malentendu faire ombrage .Pas plus à Sophie LL qu'à Marc ou moi même .Nous ne méritons pas cela .Et cela même va bien au delà qu'une simple histoire de mérite .
Bien à vous,à tous deux et à ce beau blog. Surtout,ne changez rien .
frasby
Ecrit par : frasby | 07 juillet 2008
@ Frasby et @ Sophie LL : Tout à coup, cette page m'a échappée. Je suis resté là silencieux à écouter. J'ai contribué à cet orage je le sais bien. Le ton, le texte implicite, les espaces entre les lignes, l'intention... Cela fait partie de la communication bien sûr. Je suis touché par ce qui s'est produit ici - j'entendais le rideau qui se déchirait. J'apprends que demander aux autres, exiger de moi-même de vivre l'expérience de la difficulté, de la douleur, tout en restant solidement fixé sur le socle de l'impeccabilité est un non-sens, une cruauté. Cette page de commentaires est une leçon de vie et de communication. Et si je reviens au titre du billet, j'ai le sentiment qu'une fenêtre d'une maison familiale était restée ouverte et que passant par là, j'ai entendu des êtres merveilleux parler d'elles-mêmes en langage humain. Merci.
Ecrit par : Marc | 10 juillet 2008
@ Marc: Oh merci pour ce commentaire...si long à venir! - c'est vrai que le pays des framboises est perdu dans les glaces, il n'est pas desservi tous les jours! heureusement un vieux paquebot passait par là, ouf!, et grâce soit rendue à Frasby qui a deviné des choses si personnelles et faisant si mal, qu'elle a su alléger par ses mots une part de ma douleur. Je lui en serai reconnaissante toujours, je n'oublierai jamais.
Un mot: "infâmant". "Il vous est arrivé autrefois quelque chose d'infâmant". je ne sais pas comment elle a deviné. Mais elle a eu cette précision, presque chirurgicale.
Ce mot que je n'ai jamais employé, auquel je n'ai jamais pensé.
Mais quand je l'ai lu, mes larmes ont ruisselé.
Elle m'a enlevé d'un coup plusieurs piquants de hérisson, comme Josse l'avait fait avec force et adresse à un chien très aimé, vous l'aviez raconté.
Ecrit par : sophie LL | 10 juillet 2008
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