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01 juillet 2008
Le banc de Théo
La semaine dernière nous avons mis le feu à l'imposant tas de planches, amassé depuis le printemps en bas de la framboisière. Théo y était avec sa famille, Donia aussi avec les siens. Nous avons chanté et frappé du djembe jusqu'à bien tard - et plus soif.
Après le feu, Théo est remonté avec un bout de planche d'un mètre à peine. « Je la trouvais trop belle », s'est-il contenté de dire en l'appuyant contre un des piliers du préau. Ce n'est que le surlendemain que Josse l'a remarquée. « Ah, tiens ! Mon projet aujourd'hui sera de faire un banc avec ceci », dit-elle en me montrant la planche qui n'avait pas bougé.
Le petit banc vert de Théo est là sous le préau désormais, juste à sa place près de la table.
17:29 Publié dans Lettres ouvertes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : épistolaire, théo



Commentaires
La planche changée en banc n'est-elle pas presque évangélique? (... l'eau changée en vin, etc).
Ecrit par : sophie LL | 01 juillet 2008
@ Sophie LL : Bien d'accord. Surtout que ce banc s'appelle de... Théo ! De ma vie, je n'ai jamais eu d'autres expériences (ou d'autres preuves de l'existence) du Dieu évangélique (le Père !) que la présence bienveillante - parfois inattendue, d'amis. Théo, qui est un athée convaincu et pratiquant, serait le premier surpris à lire ces lignes. Et je suis vraiment surpris moi-même à les relire. Je ne comptais souligner que la signification de ce nom propre allait tout à fait dans le sens de votre commentaire. Je me suis laissé un peu aller... Enfin, qu'il y ait à notre table le banc de l'Ami, grâce à cette planche que Théo a sauvé du feu, me fait bien plaisir.
Ecrit par : Marc | 02 juillet 2008
Le banc de Théo, le banc de l'amitié... Que ce commentaire est doux à mon âme.
La bienveillance, une place pour l'autre...Je vois dans ces lignes combien la loi du Père est gravée dans le coeur des hommes et comme il s'invite alors qu'on ne l'attendait pas...
Ecrit par : Lydie | 05 juillet 2008
@ Lydie : Je suis heureux de lire tes quelques lignes. Je crois comprendre de mieux en mieux de quel côté du cœur tu lis la Bible. La bienveillance, la place de l'autre... C'est écrit là en effet. Pour moi cependant la loi du Père (de la même source) c'est ce qui donne lieu à la tradition misogyne, c'est le sacrifice exigé du fils d'un père qui a raté sa création (sa vie ?), c'est la toute-puissance qui soumet le monde à son arbitraire. C'est là aussi, dans le même livre, je n'invente rien.
Je t'assure qu'au-delà nos différences de perspectives toutefois, je respecte en toi ce choix de point de vue car il apporte au monde près de toi j'en suis sûr, et même ici je le constate, une douceur, une part d'enchantement qui n'est jamais à dédaigner - dont on peut difficilement se priver pour bien vivre. Le banc de l'amitié doit servir.
Ecrit par : Marc | 06 juillet 2008
La tradition misogyne, ce sont les hommes qui l’ont instituée, cher Marc, ne crois tu pas ?
Quant au sacrifice du fils… Te rappelles-tu l’histoire d’Abraham ? Le père n’a-t-il pas arrêté
son bras lorsqu’il s’apprêtait à offrir son fils en holocauste ?
Dieu s’est fait homme, lui-même, en la personne de Jésus. Mais c’est Jésus, qui a choisi de donner sa vie d’homme pour nous sur la croix.
Ce sacrifice, comme tu dis, nous libère des forces du mal. Puisqu’un homme les a vaincues.
La mort est vaincue, une fois pour toutes, malgré les apparences Marc.
Mais ce sacrifice, Dieu l’a voulu unique : « suivre Jésus « ne signifie donc pas de mourir sur la croix à nouveau, juste « avoir de l’amour les uns pour les autres « ; comme il nous l’enseigne. (Galates C5, V 14-15.)
Pour ce qui est de la création, je respecte ta pensée bien qu’elle me fasse de la peine. Pour ma part, je pense que Dieu a voulu laisser l’homme libre et responsable. Encore une fois, n’est ce pas nous, qui abimons allègrement la création ? Comme des enfants irresponsables ou ignorants ? Mais que le Père aime malgré tout tendrement…
Marc, tu n’inventes rien, dis- tu ? Et dire qu’il nous reste tout à inventer !!! Ne le sens tu pas ?
Faire toute chose nouvelle, pour un monde nouveau, plus humain, plus ouvert aux différences, plus paisible, plus fraternel, plus solidaire. Bien sûr : s’appuyer sur « quelque chose « est nécessaire, mais de grâce : prenons l’esprit et pas la lettre, le remède serait pire que le mal (fanatisme).
Que Dieu te garde,
Amen ;-)
Ecrit par : Lydie | 06 juillet 2008
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