30.10.2008
Trois-Pistoles
Petite ville sur la rive sud du St-Laurent où le fleuve depuis un bon moment est devenu la mer. Les Québécois connaissent l'ogre qui vit là-bas, qui écrit, écorche et s'agite.
Moi j'y ai connu un Arlequin. Il a traversé ma vie en marchant sur un fil. Je n'étais pas assez léger pour le suivre.
« J'ai des vagues plein les bras.
- Oh dis ! donne-les-moi !
J'ai des poissons plein les yeux.
- Dis! faisons part à deux
J'ai des étoiles d'or fin.
- Verse-les dans ma main.
J'ai de l'amour plein le cœur.
- Garde-le, j'en ai peur.
Maurice Carême, Arlequin
08:23 Publié dans Correspondances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : t, inconsolable, contre la poésie

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