10.11.2008
Tamanrasset
15:48 Publié dans Carte postale | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : t, charles de foucault, question sans réponse
15:48 Publié dans Carte postale | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : t, charles de foucault, question sans réponse
Commentaires
Dans Wiki :) "Charles de Foucauld, Père de Foucauld, frère Charles de Jésus ? "
Son ermitage: quel dépouillement!!! Belle leçon d'humilité et de fraternité...
C'est comme le " T " Tout ou partie de la croix: le trait vertical pour s'élever et le trait horizontal pour la fraternité est-ce pour cela, cher Marc, que tu as choisi cette lettre symbole? T comme Toi-même et comme Toujours :) Merci pour le lien avec "merci la vie"
c'est un "havre de paix".
Ecrit par : Lydie | 11.11.2008
La vie héroïque, c'est peut-être les 6 mois que Cathy a vécus avant sa mort...et je ne peux pas m'empêcher depuis que j'ai lu ces lignes il y a trois jours de penser à elle, que pourtant je ne connais pas.
Ecrit par : Sophie L.L | 11.11.2008
L'héroïsme n'est-ce pas supporter le quotidien sans se mentir?
Ecrit par : Moukmouk | 11.11.2008
L'héroïsme n'est-ce pas de supporter le quotidien sans rêver?
Ecrit par : Moukmouk | 11.11.2008
Le Sahara est une école d'humilité... sur une piste à l'horizon infinie, quelque soit son niveau social, on s'aperçoit que l'on est peu de choses...
http://www.chez.com/dubost/sahara%20maudu%20WEB.htm
Ecrit par : maudub | 12.11.2008
@ Maudub : J'ai eu du mal ce matin à ouvrir le lien que vous nous proposez. J'irai plus tard et je vous ferez signe à votre adresse. Je suis de votre avis, vraiment, sur l'idée du désert et de l'humilité. Toutefois, permettez-moi de dire simplement qu'à mon avis, l'humilité ce n'est pas de s'apercevoir qu'on est peu de choses ; mais de se rendre compte qu'on est COMME toutes choses. Nous sommes une parcelle de l'univers que nous habitons et qui nous habite. Nous sommes assurément grand'chose. Poussières d'étoiles comme le dit Hubert Reeves. Poussières, oui. Mais d'étoiles !
@ Moumouk : Je crois comprendre ce que tu veux dire. Je reconnais dans ces commentaires ton côté provocateur. Tu vas trouver que je chipotes ce matin, je veux affirmer que le rêve, le mensonge n'ont pas grand chose à voir avec l'héroïsme à mes yeux. Quelle vie plate qu'une vie sans rêve ! Sans mensonge si cela se comprend comme céder à l'illusion, la vie est sérieuse, répétitive. Le progrès (j'utilise ce mot sciemment) de la vie est du côté de la création, de l'inexploré et du risque. L'héroïsme aussi.
@ Sophie LL : Absolument. Cathy. Cette belle amie dans la quarantaine a qui l'on a donné six mois pour se défaire de ses amours, de ses vérités et de ses illusions. De son corps. De son corps qui, de jour en jour, devenait monstrueux à force d'invasions chimiques, médicales. Pourtant, je refuse d'associer l'héroïsme avec la souffrance, car le bonheur me semble héroïque. Je ne parle pas ici de la quête constante du plaisir, ni de l'acceptation stoïque de la souffrance.
@ Lydie : Il y a bien des ingrédients dans la vie et la mort de Charles de Foucault qui font penser à l'héroïsme n'est-ce pas ? Il y a de fortes images : le désert, un homme maigre au regard de feu, le sacrifice. Qu'apprenons-nous de Charles de Foucault en dehors de la foi chrétienne ? Quel sens peut avoir cette vie pour quelqu'un qui n'est ni catholique, ni protestant ? Est-il inévitable selon toi que l'échec soit au cœur du projet héroïque : puisqu'il y a toujours la croix, la torture, l'abandon, le sentiment de l'erreur ?
Ecrit par : Marc | 12.11.2008
Bonjour Marc, je viens de vérifier: le lien fonctionne...?
Gloser sur le Sahara est une chose, faire une différence entre "peu de choses " ( ce qui ne veut pas dire rien )...et " comme toutes choses ".... ou " poussières d'étoiles ", cela ne mène pas bien loin... Quand les corps sont au bord de la déshydratation... c'est à dire presque rien, dans une chaleur de fournaise... seul celui qui offrira sa dernière goutte d'eau pourra prétendre à être une parcelle d'humanité....
Rien ne vaut l'expérience saharienne sur le terrain : " Que me reste-t-il de ces sept années de bourlingue ? Quelques photos, quelques objets, mais surtout des tonnes de souvenirs, des rencontres, des joies et des souffrances énormes, des nuits à la belle étoile sous une voûte céleste merveilleuse, des petits matins ou le monde semble renaître. "
Le Sahara, c'est comme une belle enfance : on n'en guéri jamais....!!
Ecrit par : maudub | 12.11.2008
les héros ne sont ils pas toujours un peu ensanglantés? Je ne parle pas de souffrance mais de son dépassement ce n'est pas une apologie, le héros souffrant, non merci , où comme l'écrit moukmouk "supporter le quotidien" sans se mentir , "supporter" c'est encore trop de douleur, trop de renoncement , l'héroisme c'est peut être dépasser, le quotidien sans se mentir, l'héroisme c'est garder l'enfance au chaud, peut être , en soi, et ne pas la lâcher, l'héroisme c'est peut être dire à temps ce qu'on doit dire aux gens en présence même si c'est ridicule, l'heroisme c'est peut être arriver à la fin de sa vie et de se dire "j'ai bien vécu, et j'ai été aimé, j'ai aimé", l'héroisme c'est Cyrano peut être, faisant réciter sous le balcon de son aimé sa lettre par un autre, Cyrano gardant sa vie durant, le silence...l'heroisme c'est le désert, la montagne, St Antoine, Frison Roche, c'est la premiere brasse dans la mer sans bouée, c'est le premier carambar volé à la tire chez la boulangère, c'est la première lettre d'amour qu'on ose poster, c'est une promesse qu'on tient tout une vie, le secret d'un ami qu'on ne dévoilera jamais,c'est mon voisin aveugle, professeur de karaté qui vit au troisième étage d'un immeuble sans ascenseur et qui installe la bouteile de gaz d'une autre voisine-mémé, c'est un medecin qui accepte de perdre deux heures pour écouter un patient qui en a besoin, c'est un ami qui vous dit " si tu as un problème,, je serai toujours là pour toi et qui la vie durant se trouve là"
que sais je ?
Ecrit par : frasby | 12.11.2008
@ Frasby : Je pense vous reconnaître ici à un trait : vos propos sont inclusifs et ouverts ; je ne peux m'empêcher de faire le lien avec la conversation en cours sur votre blog autour de la poésie. L'héroïsme est assurément à la portée de chacun et probablement réalisé à certains moments de nos vies. Peut-être ne seriez vous pas allée jusque-là ? Je suis très à l'aise avec vos beaux exemples.
@ Maudub : Mon commentaire est en lien avec celui qui précède. Je suis tout à fait d'accord avec votre commentaire aussi. C'est le « nous sommes peu de choses » qui m'a fait réagir. Mais pour des raisons bien personnelles. J'ai passé mon enfance et j'ai grandi dans une société où ce vocabulaire-là allait de soi. Faisait partie des mots du clan. Était intégré, comme tel, souvent littéralement et un peu de travers. C'est-à-dire qu'on utilisait cette formule pour tenter de nous faire comprendre que comme individu nous étions peu de choses. Pas grand'chose. Si j'ai pris la peine de réagir à votre formulation c'est davantage pour signifier ma rupture avec ce langage qui est demeuré humiliant à mon oreille, que pour donner une définition plus exacte de l'héroïsme.
Car donner à l'autre de l'eau quand on meurt de soif, ne pas se précipiter sur le pain, les dattes, les oranges quand on n'a pas mangé depuis trois jours, assurément, il y a de la grandeur là. Le désert invite à la grandeur tout en nous rappelant que nous sommes peu de choses ? Oui, au désert et à tout ce qui nous dilate.
Mais ici, puisque nous (ne) communiquons (qu') avec les mots ; il faut bien admettre que ceux que nous employons ne sont pas entendus de la même façon par tout le monde. Parfois, même en employant la même langue, en partageant souvent les mêmes valeurs, il faut de la patience pour bien se comprendre. Merci de votre commentaire.
Ecrit par : Marc | 13.11.2008
J'apprécies grandement votre commentaire sur mon commentaire : vous avez entièrement raison, il est trés difficile de se comprendre, même avec les mêmes mots et les mêmes formules... Souvent, on croit avoir émis une phrase pleine de bonté et de mansuétude, et l'on a en réponse, une véritable... volée de bois vert.... !!
Le casse-tête de l'interprétation de la Tour de Babel est toujours d'actualité... !!
Vous invite à une petite ballade champêtre, et j'espère que le lien est solide :
http://perso.orange.fr/maison-jacques/index.htm
Ecrit par : maudub | 13.11.2008
@ Fasby : J'ai peur d'avoir été obscur dans mon commentaire qui vous est adressé ci-haut. « Peut-être ne seriez-vous pas allée... », je voulais dire : peut-être ne seriez-vous pas allée jusqu'à le dire de cette façon. Jusqu'à dire que chacun peut être héroïque. Quoique je vous imagine assez bien disposée envers les autres que je ne doute pas que nous soyons d'accord.
Ecrit par : Marc | 13.11.2008
Marc, merci à vous d'accueillir Maudub, quel plaisir que son commentaire et la promenade jusqu'à la maison de Jacques ( le lien indiqué au-dessus dans son commentaire) est merveilleuse! Merci à vous deux.
Ecrit par : Sophie L.L | 14.11.2008
@ Sophie LL, @ Maudub : Merci à tous les deux. Cocagne... J'espère bien que lorsque nous serons dans les endroits C, mon guide trouvera la sortie qui y mène. C'est vrai que cette promenade jusque chez Jacques fait rêver. Je l'ai faite d'autant plus lentement que mon lien internet, (archi)basse vitesse, m'y oblige. Ces collines ressemblent à celles qui m'entourent ici, premières vagues rondes et dodues au large des Appalaches. Vieilles montagnes usées par l'eau, la glace et le vent sur lesquelles des milliers d'années de bois, de feuilles, de branches ont déposé l'humus qui nourrit le bois, les feuilles, les branches... Et les cerfs, les vaches, les ânes, les humains.
Ecrit par : Marc | 15.11.2008
Ecrire un commentaire