19.11.2008
Tikrit
Que retiendra l'histoire de cet épisode ?
Parlera-t-on de l'invasion du pays par l'armée de l'Empire de la terre du Milieu des Amériches sous la présidence de W. ? Ou retiendra-t-on que Sadam Hussein avait voulu faire de cette ville au nom mythique, le lieu de sa propre naissance ? Puisque c'est ici qu'est né, pour vrai, le grand Saladin. Unificateur, pour un temps, des peuples arabes et vainqueur contre les armées des Croisés de la terre du Nord sous le règne des rois et des papes très chrétiens.
J'ai vraiment de la difficulté à croire que ce qui se produit là, de mon propre vivant, n'est pas une fiction. Une invention Hollywoodienne. Sand Wars.
Cette photo d'une agence de presse a pourtant été prise en novembre 2008.
03:01 Publié dans Correspondances | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : t, armée états-unienne, saladin

Commentaires
Marc, il y a quelques jours Saint-Jean d'Acre me venait sous la plume -enfin, sous le clavier-, j'y reviens deux secondes aujourd'hui, la coïncidence avec votre billet m'a frappée, je me suis permis de mettre votre billet en lien, j'espère que ça ne vous ennuie pas.Merci.
Ecrit par : Sophie L.L | 19.11.2008
Nous vivons sous ce règne démembré, partout tyranique, oui, de la fiction. Et c'est proprement incroyable, oui.
Ecrit par : solko | 19.11.2008
Décidément, encore Saladin, dans un article du Monde de jeudi soir: la chronique d'un livre, "Saladin" aux éditions Flammmarion, d'Anne-Marie Eddé.
"...Saladin(1138-1193): les pays arabes surtout depuis le milieu du XXeme siècle se disputent son héritage "anti-colonialiste". Les occidentaux n'ont cessé depuis les romans courtois du XIIIeme siècle jusqu'au Kingdom of Heaven de Ridley Scott (2005) de considèrer le vainqueur de la bataille de Hattin (1187) comme un digne représentant de l'internationale chevaleresque.(...) Un guerrier dont on apprendra au passge que le sabre n'était pas recourbé, contrairement à une idée véhiculée depuis le XIVeme, mais droit, comme la foi qui lui valut son surnom de Salah ad-Din ("rectitude de la religion")...
Ecrit par : Sophie L.L | 24.11.2008
@ Sophie LL : La simplification, c'est la nature des récits, leur fond de commerce. À tel point qu'on peut se demander si Salah-ad-Din a vraiment existé n'est-ce pas ? Une question. Croyez vous que l'expression « l'internationale chevaleresque » est de l'auteur du livre Anne-Marie Eddé ou du chroniqueur qui livre le compte rendu dans Le Monde ?
Je ne suis plus depuis des années un lecteur du Monde. Peut-être y a-t-il quelque part au Monde un lecteur d'Épistolaire ?
@ Solko : Je me demande si la critique est consciente de sa (propre) généreuse contribution à la fiction ?
Ecrit par : Marc | 25.11.2008
"L'internationale chevaleresque" est une expression de Patrick Boucheron, l'auteur de l 'article du Monde. (Pour une fois qu'une réponse est facile!)
Ecrit par : Sophie L.L | 25.11.2008
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