18.12.2008

Reims (2)

EMI CDC 7 47385 2. La Messe du Couronnement. En Do mineur, K. 427. Mozart. New Philharmonia Orchestra. La New Phill ! Direction de Raymond Leppard en 1974. Aller tout de suite au #5. Ileana Contrubas et Kiri Te Kanawa qui rivalisent pour attendrir le Seigneur Dieu. Puis aller au Cum Sancto Spiritu, #9, pour le chœur merveilleux et les voix de ténors américaines. Solides, pas du tout arrogantes, précises. En larmes, déjà !, à l'Et incarnatus est. Beauté ! Marcher dans la ville des couronnements. Pétillant jusqu'aux orteils.

Bonne nuit. Beaux rêves...

Commentaires

Bonjour.

La Messe du couronnement n'a rien à voir avec les couronnements de Reims, je le sais. Et il est invraisemblable que cette œuvre soit présentée dans l'illustre cathédrale. Mais je voyage ici dans le vocabulaire. Le rapprochement était inévitable.

Je crois aussi qu'il faut lire ce billet à la suite des deux billets précédents.

Moins pétillant qu'hier soir, cependant le réveil n'a pas été pénible pour moi après cette fête magnifique où tout le monde en même temps a été reine ou roi.

Ecrit par : Marc | 19.12.2008

Beau rêve tout de même ... Sans avoir lu les billets précédents.
"Tout ça vaut bien une messe "comme on dit chez nous
(tout ça = je veux dire "les voyages dans le vocabulaire ( Reims et l'oreille ;-)

Ecrit par : frasby | 20.12.2008

Il y a quelques années, violent coup de foudre pour Reims.
J'étais venue en train en plein hiver pour voir la cathédrale, avec un homme qui me tenait par la main et disait " je suis content: on en a beaucoup de cathédrales à voir ensemble, mais commençons par celle-là".
C'était le programme. J'étais d'accord à condition qu'on soit les seuls, absolument les seuls.
Les rues m'avaient semblé très grises et pauvres aussi, d'une pauvreté que j'aime - et soudain il y a eu la cathédrale et ce jour- là j'ai cru en Dieu -dont la pensée ne me quitte (presque) plus.
Et ensuite je ne sais pas pourquoi tous les restaurants étaient fermés. Ce qui était très bien comme ça. On était vraiment les seuls. Tout était fermé. Et tout s'ouvrait.

Ecrit par : Sophie L.L | 20.12.2008

@ Sophie LL : Tout est fermé. Tout s'ouvre. Alors c'est que tout semblait fermé. Je (re)connais cette expérience, l'apparition soudaine de la cathédrale en marchant dans la ville.

@ Frasby : Reims et l'oreille. Vaut bien une messe... Merci de votre apparition. Vous verrez, les moroses feront un jour pèlerinage à Reims pour ces apparitions : "La" cathédrale & Holy Frasby !

Ecrit par : Marc | 20.12.2008

Honte à moi. Je connais Notre Dame, Saint-Denis, Fourvière, Strasbourg, Chartres... Chartres, dont je garde au coeur un élan proprement inoubliable. Mais pas Reims, sinon de photos, c'est à dire pas du tout.

Ecrit par : solko | 20.12.2008

Bonjour ami,
celle de Rouen m'a fait un effet comparable (rien... et tout, soudain)
je ne connais pas celle de Reims. J'irai la voir en hiver... promis.

Ecrit par : oranginablack | 20.12.2008

@ Oranginablack, @ Solko : La cathédrale à Reims où il y a toujours, un mur, un toit, des portes, quelque chose à réparer, est serrée de si près par la ville qu'on peut la contourner, agacé ou indifférent. J'ai peur que vous soyez déçus. L'apparition est aussi une question d'état d'esprit. Je suis, j'étais un peu le berger épouvanté parmi les trois enfants de Fatima... J'espère tout de même qu'il y aura pour vous un élan inoubliable, ou quelque chose d'incomparable. J'ai un petit doute soudain. Je traverse la nef, je ressens la vague, je tangue aussi et j'entends le murmure du vent dans les voiles là-haut ; je contourne l'autel. Dans la sacristie reconstruite, car elle avait succombé aux bombardements durant la guerre à laquelle s'opposait Jaurès, les vitraux bleus m'accueillent et me reposent de l'ardeur gothique.

J'essaie de dire que nous ne sommes pas à Chartres ici. N'y serons jamais. Nous sommes à peine dans une église. Les couronnements sont des mises en scènes profanes et le navire où ils ont lieu a laissé échapper par une fissure dans le toit, l'encens et les prières. Reste le cliquetis des marteaux, le moteur, l'hélice, le travail des hommes.

Ce qui à mes yeux est immensément beau.

Ecrit par : Marc | 21.12.2008

La cathédrale de Reims ne m'a pas intimidée, -enfin moins que les autres- j'ai le souvenir de pierres cassées, par terre, à l'extérieur, d'une impression de chantier en effet; c'est vrai que cette marque du travail des hommes c'est "immensément beau"...

Ecrit par : Sophie L.L | 21.12.2008

Je la vois de ma fenêtre, en ce moment même, la cathédrale de Reims. Peu je journées où je ne passe devant, peu de semaines où, passant, je n'y entre quelques minutes...

Ecrit par : Pascal Adam | 21.12.2008

Et merci beaucoup de vos quelques mots, Marc, au billet précédent.

Ecrit par : Pascal Adam | 21.12.2008

@ marc, c'est justement la force de votre récit.
faire rêver de chartres ce n'est pas difficile.
sans doute faire rêver de reims est-ce une toute autre affaire. que vous engagez assez bien.

j'irai à reims, vos émotions en poche.

Ecrit par : oranginablack | 21.12.2008

@ oranginablack : Et vous nous écrirez n'est-ce pas ? Peut-être ne le reconnaîtrez-vous pas, mais je souhaite que Pascal Adam y soit en même temps que vous. Car y croiser, même si on ne le connaît pas, un homme dont le destin involontaire est d'être une sentinelle ajoute à l'expérience une perspective intéressante. « Quel est le sens de ta vie ?, demandait-on aux moines autrefois. » Lesquels répondaient : « C'est le chœur. »

@ Pascal Adam : Et pour nous « C'est la scène » du « théâtre du monde ». Je me recueillerai avec vous, c'est-à-dire que j'observerai avec vous un moment de silence grand ouvert, la prochaine fois que vous entrerez dans la cathédrale.

Ecrit par : Marc | 22.12.2008

je vous écrirai, mais je ne vous égalerai sans doute pas.

il sera amusant de savoir la sentinelle tout près...

Ecrit par : Leyla | 23.12.2008

@ Leyla : Vous vivrez un moment inégalable j'en suis sûr. Levez les yeux quand vous approcherez de l'autel. Dans la lumière des vitraux de Chagall vous figurez depuis bien longtemps.

Ecrit par : Marc | 23.12.2008

Je suis passé là-bas tout à l'heure et j'ai pensé à vous, à Leyla... Le monde devient étrange. Et plaisant. Mais je vois que déjà vous êtes ailleurs...

Ecrit par : Pascal Adam | 23.12.2008

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