16.01.2009

Rotorua

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Des amis, qui se sont découvert une passion pour les voyages, y sont présentement.
Reçu un courriel hier de ce pays insulaire que les humains auraient découvert il y a mille ans à peine. À Rotorua, c'est sur l'île du Nord, des gens viennent de partout dans le monde pour de la boue, des bains, des cures volcaniques... Des réparations. De l'entretien. Et puisque le temps là-bas n'est compté que depuis peu, probablement parfois pour que le temps rebrousse chemin.

Commentaires

Et si vous vous demandiez d'où viennent les nuages. Voyez-les, sur cette photo satellite, qui sortent de la gueule du monstre marin.

Ecrit par : Marc | 16.01.2009

C'est très impressionnant. En fait je ne comprends pas l'image et je n'avais jamais entendu ce nom de Rotorua. C'est le charme d'Epistolaire que j'aie toujours l'impression que les lieux que vous évoquez sortent direct tout droit de votre imagination! Bon je laisse un peu de temps avant de regarder dans le dictionnaire! En bas on dirait un crocodile, en haut une grenouille, et ils ne se parlent pas de la pluie et du beau temps justement! L'altercation a l'air sévère!
Merci pour cette nouvelle étape...euh, pleine de surprise!

Ecrit par : Sophie L.L | 16.01.2009

Je n'avais jamais remarqué tous ces crocodiles au plafond de la chapelle Sixtine ;-)
C'est magnifique!

Ecrit par : frasby | 18.01.2009

@ Frasby : Les crocodiles c'est ce que voient les personnages du plafond de la chapelle quand ils regardent vers le plancher... Cette photo satellite de la Nouvelle-Zélande est prenante n'est-ce pas ? Elle m'a beaucoup impressionné. Ma fantaisie à propos de ce pays : il s'agit du dernier endroit sur terre, le plus lointain, le moins civilisé où l'on pourrait, comme les aventuriers d'autrefois, rêver de refaire sa vie. Sinon, où rêver d'aller se mettre à l'écart, de ses soucis, de sa famille, de son pays en guerre, de sa propre ignominie ? Sur quelle planète ? Mais j'imaginais un pays bucolique, silencieux et discret, lent, préservé comme la vieillesse de ceux qui sont vieux aujourd'hui. Que nous montre la photo ? Un petit continent fracturé qui se bat avec l'océan et les nuages pour se maintenir à flots.

@ Sophie L.L : Bienvenue, encore une fois, dans le monde de Sophie. Car c'est toujours soi-même que Rotorua révèle aux rêveurs. (Je viens de me laisser prendre par l'allitération. Je sais que ça ne veut pas dire grand chose. Mais la musique...)

Ecrit par : Marc | 18.01.2009

cher marc,
où se mettre à l'écart de soi-même ?
j'ai longuement cherché la réponse,
mais je ne l'ai pas trouvée.

"un petit continent fracturé qui se bat avec l'océan et les nuages pour se maintenir à flots",... si j'avais en moi ces mots, vos mots, j'aurais pu me définir comme cela... c'est une définition assez juste de crois.

[de moi, et du reste, de vous aussi sans doute ?]

Ecrit par : Leyla | 18.01.2009

Bon sang Marc, mais je me heurterai toujours à vous sur ça! "sa propre ignominie". C'est fou comme je me cabre, comme ça me choque, comme ça m'est incompréhensible. Mais quelle ignominie? Mais c'est horrible ce mot. Ce qu'il dit. Non, je ne suis pas d'accord!!! (serait-ce en cela que je suis "terrible" et cherche "la petite bête"?!)

Ecrit par : Sophie L.L | 18.01.2009

@ Leyla : Oui. Et sur ce petit continent qui se bat, il y a sûrement des plages où l'océan, les vagues, les nuages "merveilleux" vont et viennent en douceur. Quand je n'en peux plus de l'activité sur mes récifs et sur mes côtes abruptes, je peux aller à la plage. (Vous aussi sans doute ?) Là la vie, les éléments, viennent vers moi en me léchant les pieds en me berçant. Vigilance tout de même. Les courants marins sont imprévisibles.

@ Sophie L.L : C'est vrai "ignominie" est choquant. Je pense assurément à mon propre déshonneur : je crois que Monsieur Lapin veut me tirer vers Athènes... C'est-à-dire le sentiment indéracinable que la vie, majestueuse, immense, complexe, formidable, terrible, appelle en moi le héros. Mais je ne suis pas ce héros.

Ecrit par : Marc | 19.01.2009

Voui, voui, voui. Je vais répondre bêtement, banalement, et en faisant exprès de ne pas tout comprendre, car c'est déjà assez! : entre l'ignominie, le déshonneur ET l'héroïsme, il y a une sacrée marge, non?! Et votre commentaire pour Leyla, que je n'ai pas pu m'empêcher de lire (Leyla, tu ne m'en veux pas hein?!) il me fiche aussi un peu la trouille, avec le coup des courants marins et tout ça. C'est fou comme vous voulez à toutes forces vous prémunir d'une image, disons, agréable, qu'on peut avoir de vous. C'est fou, ça, non?

Ecrit par : Sophie L.L | 19.01.2009

@ sophie (vous permettez marc ? dites, j'ai l'impression qu'on fait comme chez nous... sophie, sophie, si nos mères savaient !! les libertés que nous prenons...)

donc je disais,

Sophie : non je ne t'en veux pas !!

Marc, voulez-vous vous prémunir d'une image agréable, ou d'une image... dénuée de tout démon intérieur ?
J'ai l'impression que vous vous en voulez, d'avoir ces démons intérieurs [sauf que bon ! tout le monde les a voyez-vous. Et ce n'est pas votre faute...]

Ecrit par : Leyla | 19.01.2009

@ Leyla, @ Sophie L.L : De façon consciente je ne veux me prémunir de rien. Voyez-vous poindre entre les lignes, ou à travers elles, mes anges et mes démons intérieurs ? Je l'espère sincèrement. Au fond je pense qu'un bon billet, qu'un billet est réussi de ma part lorsque j'utilise le JE et que chacun (ou l'un ou l'autre) s'y reconnaît (s'il le veut, s'il le souhaite).

Mais vos questions ne resteront pas lettres mortes. Monsieur L. m'a déjà tiré l'oreille - (de son oreille à lui il a pointé en direction d'Athènes). À bientôt. Là-bas.

Ecrit par : Marc | 19.01.2009

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