08.02.2009
Au ras du sol (4)
« Et passe la tempête qui change toute forme,
passe dans le bois et le temps,
et tout est comme hors de l'âge :
Le paysage, tel un verset de psaume,
n'est que gravité, éternité.
R.M. Rilke
07:51 Publié dans Correspondances | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : a

Commentaires
Et encore un petit peu, la suite du poème de Rilke :
« Que cela est petit avec quoi nous luttons,
ce qui lutte avec nous, comme cela est grand ;
si, plus semblables aux choses, nous
nous laissions terrasser par une vraie grande tempête, -
comme nous serions vastes et anonymes. »
...
Je suis allé vers Rilke, comme il m'arrive souvent de le faire, pour trouver des mots d'apaisement. Pour réfléchir également à une façon de regarder le paysage - celui que, moi, je vois souvent. Sans penser au différent provoqué par la photo du billet précédent. J'ai tourné la page.
Ecrit par : Marc | 08.02.2009
Ton dos parfait comme un désert quand la tempête est passée (Desjardins)
Ecrit par : Moukmouk | 08.02.2009
C'est magnifique. "Au ras du sol"
Et pourtant on touche des sommets... Magnifique. Vraiment.
Ecrit par : frasby | 08.02.2009
"à hauteur du silence... au ras des étoiles"
comme elle est grave douce et belle cette éternité que vous évoquez, comme elle me touche et comme elle me parle,
belle journée à vous marc, merci
Ecrit par : Leyla | 09.02.2009
J'ai bien lu chacun des commentaires des derniers jours. Pour toutes les couleurs que vous apportez à l'aura du sol, merci.
Ecrit par : Marc | 09.02.2009
Le paysage qui s'estompe, s'efface presque et qui renaîtra bien sûr au printemps...
Ici aussi, en basse Normandie la tempête arrive: on se barricade en bord de mer: la dépression plus une grande marée, mais bon ce n'est pas la 1ère fois qu'on essuie une tempête! Pas de neige, mais la mer et la ligne d'horizon disparaissent aussi dans la pluie...
De grandes vagues furieuses viennent s'éclater sur les digues et les embruns sont magnifiques...
La neige n'a duré que deux jours à peine...
Merci pour la poésie de R.M. Rilke.
Ecrit par : Lydie | 09.02.2009
C'est la sieste d'après-midi. La crèche est silencieuse. Lydie passe et replace très doucement les petites couvertures rouges, bleues, jaunes, vertes, sur les enfants endormis. C'est tendre. Un ange passe. Merci.
Ecrit par : Marc | 10.02.2009
Marc est passé dans les dortoirs puisqu'il m'a vue: c'est donc lui "l'ange" CQFD:)
As-tu vu comment je fais pour endormir les petits? Oui, oui, c'est moi là, allongée au milieu du dortoir: ils s'endorment très vite car ils imitent tout ce que je fais! Il y a vraiment des gens privilégiés sur terre, non? :)))
Ecrit par : Lydie | 11.02.2009
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