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Charleville

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Arthur Rimbaud. 12, rue Napoléon, devenue par la suite la rue Thiers, puis enfin renommée rue Bérégovoy. Charleville, France. Voilà. Comme si le chagrin s'était incrusté.

Car tout entend autour de moi. Tout ouïlle ! En un seul passage, s'est imprimé à jamais le mot, le geste, la voix qu'il fallait pour permettre au silence d'entendre sa clameur. Traverser Charleville sans écouter Rimbaud qui l'a fuie est impossible. (Aller vers les poètes de sept ans sans la voix-guide de Léo Ferré m'est impossible aussi.) 

Après avoir entendu, c'est un miracle très rare, juste ce qu'il faut là où cela devait être exprimé, je suis devenu sourd.

Commentaires

  • Un paragraphe dont l'idée exprimée peut sembler confuse. Peut-être l'est-elle tout de même ? Elle suit un bref choc de tout à l'heure. Entendu à la radio, un « ...logue » anonyme qui a dit, avec le ton d'autorité des ignorants (ou des manipulateurs) : les hommes normaux ne sont pas poètes. Voici un exemple de paroles perdues, sèches, dures comme les pavés humides et froids des lieux qu'on veut fuir. Il y en a tant. Les unes sur les autres elles forment des villes où un jour, un citoyen, un enfant, retrouve ces mots vrais que tout le monde pouvait dire...

  • Dans ce trou, eh! eh! J'ai trouvé cette trouée !

    ...

    Quoi ?
    L'éternité !

  • Vous l'avez retrouée ?
    Quoi ?
    ;-)

  • A genoux je lis votre billet...
    Vraiment.

  • "Les hommes normaux ne sont pas poètes" ! Mais pour qui il se prend ce "... logue" et c’est quoi »un homme normal » ? S’iI y a « une normalité », des caractéristiques semblables, communes à tous, nous sommes tous si différents et bien uniques aussi, non ? Et ce avec beaucoup de bonheur car sinon, cela serait bien monotone…
    Et puis la poésie , ah, la poésie! Les mots qui chantent et qui enchantent "les hommes normaux" :)
    Vite, vite un coussin pour les genoux de Frasby:)

  • @ Lydie : Le logue je crois qu'il se prend pour un logue. Misère ! Les hommes normaux n'existent pas, tu as bien raison.

    Le coussin pour les genoux de Frasby ? Ton commentaire est ironique ? Je suis un peu perdu ces temps-ci, un peu dérouté par mes communications ici, j'ai le sentiment d'être un peu à côté de la plaque ; mais je pense que Frasby voulait vraiment dire qu'elle avait aimé et compris ce billet. C'est, du moins, ce que j'avais compris en le lisant.

  • Les hommes normaux n'existent pas, c'est bien heureux, ce serait triste à mourir sinon.

    Je me joins à Lydie. A Frasby. A vous.

    Ah mais !

  • Cher Marc, bonjour et bon Dimanche! Le coussin pour Frasby? J'admire beaucoup Frasby:
    c'était juste de la sollicitude et pour rire, mais pas pour me moquer! Je pense que tu as bien compris ce qu'elle voulait dire. Pour moi, si je ne comprends pas toujours tout ce que tu écris, j' en aime beaucoup l'esprit et les mots et cela m'enchante.
    Tu n'es pas à coté de la plaque et quand bien même! Nous apprécions tous ici tes billets, et ton "clin d'oeil" à SophieLL: merveilleux!
    @ Leyla: J'aime beaucoup le "Ah mais ! "

  • @ Lydie : Bon dimanche. Merci. Rendre un diagnostic avec précision et autorité. C'est un signe de compétence. Tu fais cela aussi avec les enfants de la crèche ? L'un approche et te dit : j'ai mal. Et toi tu sais déjà où mettre une compresse.

    @ Leyla : Si tous les hommes étaient normaux ce serait triste c'est vrai. Mais s'il n'y en avait qu'un ? Celui-là, nous voudrions en faire notre ami. S'il le voulait... Eh bien ! Alors il ne serait plus normal, du mois il ne le resterait pas longtemps. Ah mais !

  • Mes amis, moi je me sens toujours à côté de la plaque! Bon dimanche à tous, bon dimanche Marc.

  • Je ne sais pas pourquoi: je m'attendais à ce que SophieLL nous offre quelques vers d'Arthur? Elle est tellement dans l' intimité avec tous les poêtes :) Mais, terrible Sophie, toujours, souvent, non délicieusement inattendue ; juste un petit coucou spontané, rempli d'humilité? de modestie? de fragilité? de tendresse sûrement! Et puis quoi," comme d' hab", j'attends toujours un cadeau: il suffit d'aller sur "Wiki..." Allez je me lance:

    Arthur: "L'homme aux semelles de vent comme l'appelle Verlaine..."


    " Sensation


    Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,

    Picoté par les blés, fouler l'herbe menue:

    Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.

    Je laisserai le vent baigner ma tête nue.


    Je ne parlerai pas, je ne penserai rien:

    Mais l'amour infini me montera dans l'âme,

    Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,

    Par la Nature, - heureux comme avec une femme."


    C'est beau non?


    Tu sais, Marc, les enfants, à la crêche, je les serre d'abord très fort contre mon coeur pour les réconforter: ça marche bien... Ensuite, quand je mets la compresse: ils se remettent à pleurer, mais il me faut bien aussi soigner le corps! Alors aprés, ils ont encore droit à un gros câlin et aussi à une petite chanson douce et... ça marche bien, ma foi :)

  • Mais, marc, les hommes normaux n'existent pas ; s'il n'en reste plus qu'un, il sera encore moins normal que les autres!!

    s'agissant du "plus qu'un seul homme", moi parfois je pense mettre le grappin sur Adam, partir sur une autre planète et tout recommencer à zéro....

  • Bon !si je vous suis bien, un homme anormalement normal est, à coup sûr, un homme normalement anormal ; oui mais si inversement ,un homme normalement anormal est anormalement normal , où trouver l'avant dernier dont Marc n'aura pas été l'ami afin qu'il le reste !!!coucouloucoucou .....
    Et j'aime beaucoup l'instantané du miracle qui contient l'intraitable de l'absolu ...,euh oui !
    Douce semaine à tous

  • @ Violette : Beau titre de roman : L'avant dernier homme. Je vous souhaite de bien belles journées, miraculeuses... L'intraitable de l'absolu (qui surgit dans le vraisemblable). C'est une très belle définition.

    @ Leyla : Le destin d'Adam et d'Ève n'est pas enviable vous savez. Les premiers à devoir admettre que la souffrance et la mort font, à jamais, partie du destin humain. Je pense que même à tout recommencer vous verrez, les enfants, Caïn, Abel, etc. Tout ça risque d'être une reprise. Quelles sont les chances d'une Renaissance ?

    @ Lydie : Merci pour "Sensation". Je pense à la crèche où tu travailles comme à un oasis.

  • @Marc, je ne sais pas quelles sont les chances, mais elles existent et aussi faibles soient-elles je veux bien les tenter...

  • @ Leyla : Si je comprends bien, il faut commencer par mettre le grappin sur Adam. Vous l'avez déjà trouvé ? Il ne vous reste qu'à le convaincre de tenter l'aventure ? C'est vrai qu'il y a, dans le fait de « tomber » en amour, quelque chose qui nous pousse à vouloir recommencer le monde. C'est légitime et pardonnez-moi ceci : c'est normal. C'est extraordinairement souhaitable aussi.

  • Non Marc ! il se planque, le couard.
    Le convaincre ? j'en fais mon affaire.
    Le trouver c'est autre chose...

    [marc vous arrivez toujours à me faire sourire. c'est vrai vous avez raison, il y a de la normalité dans tout ça. soupir. points de suspension. je m'incline. pff.]

  • @ Leyla: Si le désir que tu exprimes se situe dans la normalité, rassures- toi : tu es bien
    unique et donc précieuse! La vie, plus précieuse que l'or et l'argent, plus précieuse que le plus pur diamant: ne sommes nous pas tous de la poussière d'étoiles?
    Ah mais !

    @ Violette: L'intraitable de l'absolu? ça force la réflexion:) Bon, je crois que j'ai compris, hum...Et Marc qui en rajoute (qui surgit dans le vraisemblable)! Hum, hum ... Oui, je crois que j'ai compris aussi... J'ai toujours le cerf- volant:) Normalement anormale, comme tout le monde quoi, vraisemblablement:) Et ce miracle qui rejoint le vraisemblable!... Merci.

    @ Marc: Si tu penses à la crêche comme à un oasis, moi j'imagine ton verger comme un jardin d'Eden :) Surtout depuis que j'ai reçu une pomme sur le nez!...

  • Je ne suis pas très doué pour établir les normes de la normalité. Les choisir, les énoncer, les maintenir. D'ailleurs, à force d'être normal, une chose ou une personne ne devient-elle pas hors norme ? Et puis je retourne à la belle formule de Violette. Je pense aussi qu'il y a partout, à chaque instant, une part de soi qui ne correspond pas exactement au moment qu'on est en train de vivre. Une part rangée dans les souvenirs, une part propulsée, déjà arrivée dans l'avenir, une part joyeuse, intraitable, qui refuse de se soumettre, une part de soi qui est un coffre aussi, fermé, qu'il vaut mieux ne pas ouvrir.

    Lydie je me laisse aller ici... Ce ne sont pas des phrases qu'il faut que tu comprennes. Juste ici et là, un mot ou l'autre. Merci de ta généreuse attention aux unes et à moi.

  • @ lydie ! j'adore vous lire !! j'adore complètement vous lire !!! vous ne voudriez pas ouvrir un blog par hasard ?............................ dites ?......................................................... Marc, aidez moi, insistez vous aussi...

    [je ne vous redis pas que j'adore vous lire vous aussi]

    C'est amusant toute cette réflexion sur la normalité.
    Je me souviens que petite, ma mère me disait "tu n'es pas comme les autres" et que je pleurais, moi, toutes les larmes de mon corps parce que je voulais être comme tout le monde...
    blonde, les cheveux raides, avec un prénom qu'il est inutile d'épeler, et un nom de famille prononçable. à la case "née à" j'aurais adoré mettre un truc genre "clermont ferrand".

    marc que diriez vous de faire un post, "clermont ferrand".

    en hommage. à ce qui n'existe pas.

    ?

    mais je m'égare...

  • @ Leyla: c'est trop , c'est trop Leyla, c'est trop gentil, vraiment!...
    Ouvrir un blog? J'ai bien failli m'y engager une fois, mais aprés réflexion, j'ai pensé que je n'aurais pas assez de temps à y consacrer... Et puis il y en a déjà tant et tant de merveilleux!...

    Par ailleurs : je me souviens aussi que petite, je me sentais différente des autres enfants. J’étais pourtant : blonde, les cheveux raides :o) absolument toutes les petites filles de l’école publique que je fréquentais allaient au catéchisme, à l’église catholique …or, mes parents, non pratiquants, avaient décidés de ne pas nous y inscrire, maman étant protestante, ils voulaient que leurs enfants choisissent entre les deux confessions ( chrétiennes)…
    Moi qui étais athée de chez athée!!! Je souffrais énormément de cette différence qui me marginalisait dans ce domaine de la religion…
    J’avais cependant beaucoup de « copines » étant très espiègle et remplie du bonheur de vivre et je partageais aussi les jeux de bagarres avec tous les petits copains de mon jeune frère…
    Puis, les choses se sont inversées : après avoir fait leur communion - Dieu que j’aurais aimé partager leur complicité : fête et cadeaux qui vont avec :o) – mes copines ont quasiment toutes déserté l’église et moi, avec la mort de grand-père…Le chemin de la foi s’est soudainement éclairé devant moi…
    Jamais comme tout le monde quoi! Pourtant née ici :o) mais sûrement ou peut-être???
    descendante de Wikings??? Qui sait???

  • Lydie: j'aime beaucoup ton commentaire. Et j'espère que tu changeras d'avis pour le blog, vraiment.

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