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Copenhague

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« L'individu, dans son angoisse non pas d'être coupable mais de passer pour l'être, devient coupable. » Sören Kierkegaard

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Commentaires

  • « J'ai peur, je m'en veux, de n'être que moi... »

    C'est ce que j'apprenais à me dire dès mon jeune âge ça non ? Et dans l'endroit le plus sensible de mes secrets, cet aveu refoulé, murmuré sans cesse, saute aux yeux de tous.

  • Magnifique billet et "autocommentaire" ... Croisé Kierkegaard cet après midi , c'est étrange non ?
    En cherchant du papier à lettre pour vous (encore = étrange n'est ce pas ?) (Depuis le temps que je désire vous écrire...) Et je m'en veux de n'être que moi et que le temps ne soit que le temps...
    Merci pour vos très beaux commentaires chez moi.
    A bientôt ...

  • c'est douloureux de n'être que soi- celui qu'on aperçoit- au regard des autres mais vis à vis de soi, déjà, tellement de chances, "là où nous en sommes arrivés au regard de là d'où nous venons", j'emprunte à mon ami les guillemets.

  • @ Patrick : Ce voyage qui semble se dérouler en des villes pour lesquelles il y a des noms, convenus, bifurque parfois ailleurs, au-delà. Ce matin, satellite en orbite autour de Saturne, je reconnais les alentours du Dévorant par mon extrême réceptivité à la musique. J'entends dans chaque note d'autres sons qu'on n'entendait plus. On pensait que c'était ça le silence.

    « D'où je viens ? », d'où je viens... Et les chances d'être devenu ce que je suis. Je feins de sourire. Je suis encore vivant. Cela me réjouit. « Au regard » du sommeil profond qui aurait pu recouvrir ma vie, je suis éveillé. Cela me calme un peu. Mais je me retournerais et je consentirais enfin au sommeil si j'étais sûr de ne pas retrouver les larmes dans mes rêves. (Mozart, l'Adagio de la Serenade, K. 361 ; le hautbois - comme une voix humaine toute retournée sur elle-même, je te prie de m'excuser du trop, ou du très peu).

    @ Frasby : Du papier à lettres, comme fond d'écran... Moi, saurais-je écrire avec un stylo ? Sur une page et sur du beau papier ? Claviériste, rivé à l'écran, j'aurais un long apprentissage à faire avant de faire confiance à ma main droite, à mon avant bras appuyé sur une table. J'imagine les doigts tachés d'encre, les ratures, les lignes montant ou tombant, les marges, les idéogrammes, les profils de personnages esquissés, les noms aimés surgissant de l'inconscient sur les coins des pages.

    Je veux entendre les mots qui passent sur les chemins d'encre. Comme des voitures perdues, la nuit, sur des routes de campagne.

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