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Caire (Le)

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GD-EG-Caire-AlManyal022[1].JPGJ'entre ici, comme dans ma chambre, je redeviens l'enfant - il n'est jamais bien loin, celui qui sait écouter. Celui qui, de tous les âges de ma vie, sait le mieux entendre et comprendre.

Je retrouve ici la lenteur de l'histoire, de l'Histoire. Les événements qui se produisent au rythme poétique de la vie. Nous entrons comme au théâtre un dimanche après-midi. Avec l'enthousiasme (et la petite pointe d'ennui), le discernement, l'attention, la concentration de l'enfance.

Je suis vivant, je marche aujourd'hui parmi des millions d'hommes et de femmes, des enfants qui échappent enfin, enfin, enfin ! au rythme du tambour de la galère. Boum, boum, boum, boum. Travail, argent, la peur, la peur, la peur. Comme nulle part ailleurs, monte le chant des oiseaux. Même s'il n'y a plus d'oiseaux. 

Commentaires

  • Tout d'abord, j'aime cette photo, ce péristyle, magnifique avec aussi ces fleurs: prunus?Hum... Et cette lumière du soleil dans la cour intérieure...
    Et puis la lecture:
    L'enfance, la vie, la marche... Les frères et soeurs... Les petits qui échappent... La galère, tambour battant, un rythme effrayant!!! Oui, Marc, et n'être que soi...
    Mais ce chant qui monte et nous enchante encore et toujours... Dans cette cour intérieure, bien à l'abris entre ces hautes et belles colonnes, dans cette méditation intérieure, lumineuse: la peur ne s'envole t-elle pas un peu comme les oiseaux ?
    Ce matin, au temple, en entrée, dans un rudimentaire magnétophone à cassette: "l'Aria de la suite en ré " de J S Bach ( trompette et orgue) puis une trés belle prédication de Denis sur Jean C12, v20-33 . "Quelqu'un m'a dit: C'est peut-être à cause de Bach seulement que j'avoue ne pas être complètement certain de l'inexistance de dieu.":o)
    Nous étions onze... Onze à être heureux, je pense, envolée la peur...
    Joie fraternelle , partage et confiance en notre Père, âmes apaisées...
    Amitié Marc.

  • C'est vraiment très beau. (et ton commentaire aussi, Lydie)

  • j'aime... votre photo.
    la beauté des cours intérieures...
    celle de votre photo,
    celles bâties,
    et les autres, celles qui nous construisent, et qui sont à l'intérieur de nous.
    belle journée à vous marc !

  • ce quelqu'un dont parle Lydie c'est moi.

    du Caire, il ne me reste que l'éblouissement du touriste. Comment est-ce possible, à n'en croire mes yeux et après une première visite au musée, l'envie d'y retourner sitôt la nuit levée.

  • @ Leyla : J'aime... L'idée des cours intérieures en nous. Merci. Une belle journée à vous aussi.

    @ Sophie L.L : Bon-jour.

    @ Lydie : Mon billet, une métaphore, appelle un commentaire comme le tien. Je le constate en te lisant. Merci. L'amitié pour retrouver en soi, avec d'autres, les jardins intérieurs où la peur n'est pas conviée.

  • Bonjour Marc. Pardonnez-moi, j'aurais dû dire cela, est-ce ce que vous voulez dire? Pardonnez-moi alors je vous en prie. Je ne sais plus comment faire.

  • @ Sophie L.L : Mais non. Je voulais simplement dire que c'est un bon jour celui-ci où je retrouve votre signature sous un commentaire.

  • Ah, je me suis beaucoup inquiétée. Alors c'est un très bon jour pour moi aussi. Merci vraiment.

  • @ Patrick : J'ai lu, il y a bien des années, un roman magnifique ; en voici un résumé de Pascale Arguedas sur la Toile : http://pagesperso-orange.fr/calounet/resumes_livres/cossery_resume/cossery_mendiants.htm .

    Un roman dans lequel il est question du Caire bien sûr. Albert Cossery a mis des mots justes sur le quotidien d'une population joyeuse, consciente mais pas idéologique, opposée aux pouvoirs politiques, économiques, religieux... Aux puissants devrais-je dire. Ainsi le Caire demeure pour moi un symbole au cœur de la résistance. Si on n'y parle pas aujourd'hui là-bas comme chez nous, sur un air compassé ou avec colère - de la crise économique, des banques et des requins qui ont appauvri le monde ; c'est que là-bas on sait que tout individu peut résister avec panache et grand style aux instincts mortifères de ses dirigeants. Car la grande majorité des Caïrotes sort de la crise, tous les jours, en étant inventive et heureuse. Et plus généreuse.

    Ici, quand on a peur, on a tendance à se replier encore un peu plus sur soi.

    J'aime qu'en mes voyages, de temps en temps, tu repasses avec nous où tu étais passé. La nostalgie que tu exprimes au sujet du Musée du Caire, sonne juste. Merci.

    ...

    Et puis je profite de ce commentaire pour te demander si tu as vu le film récent : Slumdog Millionnaire - Le pouilleux millionnaire (c'est le titre français je pense). J'aimerais te donner l'occasion d'écrire quelques lignes ici là-dessus si tu l'as vu et si tu en as envie. À bientôt.

  • Hélas Marc nous n'allons jamais au cinéma, Saumur n'en possède qu'un qui ne donne que dans ce que tu devines, Saumur, faudra-t-il le répéter jusqu'à n'avoir plus de souffle, c'est l'archétype de la ville sans aucune infrastruture ni vocation culturelles. Notre vie est un peu en marge.

    Je suis cependant touché de ce que tu aies pu penser à moi. Vraiment.

  • @ Patrick : Bien sûr il faut vivre quelque part. Mais je comprends mieux vos habitudes de voyages. Ce que je voulais dire en somme c'est que je ne connais pas grand monde avec qui d'autre j'aimerais voir (avoir vu) ce film.

  • ce sont là des mots qui me vont droit au coeur.

  • Jusqu'au vertige ... ? Vous nous menez de plus en plus loin. c'est remarquable .Merci

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