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Chemin de la Dame

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0473_36!.JPGAucun autre endroit sur la terre ne m'a parlé aussi fort de l'histoire pré-humaine, in-humaine - du temps de l'histoire de la terre sans les humains. Cinquante kilomètres au nord du fleuve Saint-Laurent, nous nous retrouvions, en pleine forêt et en plein champs, sur les plages très anciennes de la Mer de Champlain. Sous les arbres, sous les champs de maïs, ourlait le sable blond et très fin du fond de la mer disparue.

Cette mer, un système géologique immense, qu'avait réussi à contenir le Bouclier Canadien.

Partout sous nos pas, dans nos jardins, sur les sentiers, dans les érablières même, la terre se souvenait des vagues, des glaciers, de l'eau, des dépôts, des courants d'autrefois. Et nous les hommes devions lui apparaître comme des petits intrus étranges. Des insectes neufs, durant les secousses amoureuses de ses systèmes éblouissants.

La terre est vivante.

Commentaires

  • Je vous invite à découvrir cette parole,

    http://petitsdeparts.hautetfort.com/archive/2009/04/03/haiku-diminue.html

    née d'une écoute.

  • oh ça n'a peut-être rien à voir mais j'aime bien cette phrase : " la terre est vivante", j'aime les choses dites avec simplicité et dont l'écho paraît ne jamais devoir cesser de rebondir. Je recevais hier le programme de l'opéra comique qui annonce pour la fin de la saison prochaine Pelléas: nous irons, j'irai pour cette - entre autre - phrase simple de Mélisande :

    "je ne suis pas heureuse".

  • J'ignorais tout de l'existence de cette mer;j'ai écrit "mère" sans le vouloir et j'ai corrigé. Pourquoi "le chemin de la Dame"? Reste-t-il des coquillages (qui seraient fossilisés?); je pense souvent en charente à la mer qui était là autrefois, car partout on trouve des "cagouilles", c'est à dire des sortes d'escargots en pierre datant d'avant l'arrivée des étranges petits intrus.
    Bonne journée. Votre verger doit être splendide, non?

  • @ Sophie L.L : Si j'étais bon photographe, peut-être ouvrirai-je un compte Flickr pour vous montrer le verger sous la neige ce matin. Il n'y a pas de printemps au Québec. Seulement une confusion attentive, distraite, qui n'est pas l'hiver, pas encore l'été, quelques belles journées qui nous permettent d'espérer. Pour les feuilles aux arbres, les fleurs, il faut attendre le mois de mai.

    Mais les pommiers et les poiriers sont taillés. Le petit tracteur est réparé. Les oiseaux sont revenus. Ils nichent n'importe où et mangent n'importe quoi... Monsieur le chien ne rentre pas toujours coucher.

    @ Patrick : Les choses dites avec simplicité et qui résonnent longtemps ont toujours quelque chose à voir. Merci.

  • Que cela me fait plaisir d'entendre ces mots comme l'année dernière: les poiriers taillés, le petit tracteur, et Monsieur le chien.... j'ai de la nostalgie pour cette époque.

  • @ Sophie L.L : Je n'ai de nostalgie que pour ce qui est à venir. (Je ne sais pas si c'est vraiment. Mais c'est bien tourné comme ça, non ? Et je voudrais y croire.) C'est sans doute une question d'oreille, j'aime les expressions « à jamais », « à venir ». C'est comme une mer du temps qu'on voudrait remplir un seau d'heures à la fois.

    « L'époque » dites-vous, du printemps dernier... Une petite période, une bien brève saison de bons jours.

  • « La nostalgie pour ce qui est à venir » oui Marc : « Quand les hommes vivront d’amour… » Comme le dit si bien le poète dans la chanson…
    Mais si nous vivions au présent, ou au « passé immédiat » : cette demi-journée
    Merveilleuse : nous avons fêté les 32 ans de mon fils qui s’est affairé au barbecue, les deux petites filles, heureuses aussi, entourées, innocentes, le repas au soleil dans le petit jardin, le chat sur le muret, le bonheur…
    Et maman, toujours si mal…
    Et "le fils de C., trente ans, qui vient de mourir", nous dit Patrick…
    J’avais quitté la terre ??? J’étais dans une bulle, j’atterris brutalement, j’ai du rêver comme d’habitude ou si souvent ou si peu ou pas assez ??? Peut-on « être heureux » A t-on le droit « d’être heureux », s’il existe un seul être qui souffre ici bas ???
    « Réjouissez-vous, je vous le répète : Réjouissez vous… », mais aussi : « pleurez avec ceux qui pleurent… » Il y en a tant et tant… Jusques à quand ???
    Penser à l’impermanence et méditer : Au quaternaire, dans la sous- région de la vallée du St Laurent et des Appalaches : la mer de Champlain nous dit Marc, sous les champs et les forêts… Le Dalaï-lama, lui, écrit : » Les choses ne restent pas identiques »
    L’arbre nu et dépouillé en hiver, refleurit au printemps, la faute se change en vertu, la paix après la guerre, la mort après la vie et pourquoi pas la vie après la mort ???
    « Aimez- vous les uns les autres » Tel est le commandement ultime qui fait loi…
    Alors, l’esprit ouvert aux autres, quand on a trouvé un chemin, qui mène à la joie et à la paix intérieure: s’acharner à le suivre, toujours et toujours s’en réjouir…
    Et jamais, jamais, n’endurcir son cœur !!!

  • @ Lydie : Heureuse journée à toute la famille. Et bonne fête à cet homme de trente-deux ans que tu as connu, que vous avez connu ta mère et toi, tous les jours de sa vie. Je lui souhaite que les mots lui viennent encore pour partager le silence et la paix. Et que son cœur, notre cœur, ne s'endurcisse jamais. Merci. Ton commentaire ici est un beau commentaire.

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