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Chennai (Madras)

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Une amie revient d'un long séjour en Inde et me raconte que là-bas, jamais, jamais, jamais durant ses déplacements elle n'a traversé un endroit où elle ne voyait plus d'êtres humains. J'ai frissonné en l'écoutant. L'Inde m'attire. Un continent de dépaysement et de familiarité. Là-bas m'attire, comme un lien amical. Mais je suis agoraphobe. Même dehors. Tous les êtres humains me sollicitent. Mon incapacité à leur répondre m'accable. Voilà sans doute pourquoi je suis né dans cette marge au nord de l'Amérique où il suffit de tourner le dos à quelqu'un pour se retrouver devant le vide.
(Vide peuplé d'arbres, d'oiseaux, de nuages et de la nostalgie paradoxale d'une terre vraiment habitée).

Commentaires

  • "Tous les êtres humains me sollicitent. Mon incapacité à leur répondre m'accable."
    Une réflexion que je me fais chaque jour qui passe.

  • @ Un Homme... : Ah, pouvoir percer le secret ; savoir rester ouvert-fermé... Long travail. Je nous souhaite que le temps nous soit accordé de le faire.

  • c'est ce qui nous effraie quand nous rentrons et traversons des villages en France, personne, personne dans les rues, sur les trottoirs, devant l'église.

    en Inde, la vie est comme une explosion.

  • @ Patrick : Je comprends ce que tu écris ici. Le vide... Mais l'explosion de vie, humaine, m'est insupportable aussi. Plus même que les places désertes. La vie comme une explosion. Je pense tout à coup au jeune Mozart terrorisé par le son des trompettes.

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