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  • Everywhere

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    Tout où...

    med-Visoterra-cadran-solaire-6430.jpgLes amants cultivent la fougue, les intellectuels les leurres, les mères les plaintes, les prêtres la mort, les gendarmes la contrainte, les professeurs la culture commune, les épouses la jalousie, les amis l'envie, les guerriers la haine, les laboureurs la terre, les enfants le jadis.

    Pascal Quignard, Sur le jadis, Chapitre LI

  • Eastwood

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    Des crises économiques ça et là...

     

    O ! Start a revolution somebody !

    Not to get the money

    But to lose it all forever.


    O ! Start a revolution somebody !

    not to install the working class

    but to abolish the working classes forever

    and have a world of men.

    Que quelqu'un commence la révolution ! Non pour gagner l'argent. Mais pour le perdre, pour toujours. Quelqu'un commencera-t-il la révolution ! Non pas pour donner le pouvoir à la classe ouvrière ; mais pour qu'elle soit abolie, pour toujours. Et que les hommes vivent enfin dans un monde humain.

    D.H. Lawrence, (1885-Eastwood, Vence-1930)

  • Cambridge

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    1209 -2009

    800 ans de recherches, de travaux consciencieux, de découvertes, de passions et de passionnantes communications, d'ouverture sur le monde, d'ouverture sur l'univers, d'arrogance, de stupides répétitions, de minutieuses données recueillies, de connaissances disponibles, de participation à l'évolution du monde, de recherches honnêtes, d'activités intellectuelles tronquées et de compromis, de fonctionnaires de la connaissance installés dans la matrice, de publications, de partage des connaissances, de discours, de défis et de dépassements humains, de mysoginie, de bruit, de musique, d'entrée dans le monde par la grande porte, de rivalités et de fourberies, de copinages indécents, d'exigence, de grandeur, de richesse, de leadership, de conformisme, d'originalité, d'orgueil et de superficialité, de favoritisme, d'aspiration à la liberté, de résignation, d'honneur, d'honneurs, de

  • Cape Breton (l'île)

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    450px-Cape_Breton_01.jpgAu Sommet des Amériques (Trinidad et Tobago), hier, le président Obama et Hugo Chavez du Venezuela se sont serrés la main.

    Hommes courageux / refrains de nos chansons.

    J'admire l'audace des héros. Mais elle m'effraie. J'ai peur pour leurs vies. Les héros sont des êtres contrariés à la fin. Leurs destins tragiques sont affligeants ; cette affliction donne généralement libre cours aux pires (peut-être parfois aux meilleurs) penchants chez les humains.

    ...

    Aujourd'hui, la seule personne au monde dont je puis dire que je serais le disciple si j'avais besoin d'un maître, est une femme âgée, qui habite par ici.

  • Chengguan / Lhassa

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    Potala_from_W.jpg
    Petits départs

    Ce n'est probablement pas pour prendre possession de ce site que la Chine a envahi le Tibet en 1950. Mais pour « désenclaver » clamait l'envahisseur, pour moderniser et abolir le servage. Sans aucun doute des ressources, moins évidentes, souterraines probablement, y furent-elles également pour quelque chose.

    Aujourd'hui cela me semble comme étant un des épisodes d'un mouvement inexorable : celui de l'histoire humaine qui penche inévitablement, encore une fois, du côté du plus grand nombre.

    Ce n'est pas la première fois que la question se pose : la muette* ou le maquis.

    * De la mueta : la maison des chiens de la meute

  • Chennai (Madras) (2)

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    Souvent je me demande jusqu'à quel point peuvent se reconnaître l'homme et la bête qui ne parle pas.

    À travers quel paradis primitif, au matin de la lointaine création, courut le sentier où leurs cœurs se rencontrèrent.

    Bien que leur parenté ait été longtemps oubliée, les traces de leur constante union ne se sont pas effacées.

    Et soudain, dans une harmonie sans paroles, un souvenir confus s'éveille et la bête regarde le visage de l'homme avec une tendre confiance et l'homme abaisse ses yeux vers la bête avec une tendresse amusée.

    Il semble que les deux amis se rencontrent masqués et se reconnaissent vaguement sous le déguisement.

     

    R. Tagore, Le Jardinier d'amour, LXXIX

  • Chennai (Madras)

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    800px-Santhome_beach_by_LMB.jpg
    Une amie revient d'un long séjour en Inde et me raconte que là-bas, jamais, jamais, jamais durant ses déplacements elle n'a traversé un endroit où elle ne voyait plus d'êtres humains. J'ai frissonné en l'écoutant. L'Inde m'attire. Un continent de dépaysement et de familiarité. Là-bas m'attire, comme un lien amical. Mais je suis agoraphobe. Même dehors. Tous les êtres humains me sollicitent. Mon incapacité à leur répondre m'accable. Voilà sans doute pourquoi je suis né dans cette marge au nord de l'Amérique où il suffit de tourner le dos à quelqu'un pour se retrouver devant le vide.
    (Vide peuplé d'arbres, d'oiseaux, de nuages et de la nostalgie paradoxale d'une terre vraiment habitée).

  • Chemin de la Dame

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    0473_36!.JPGAucun autre endroit sur la terre ne m'a parlé aussi fort de l'histoire pré-humaine, in-humaine - du temps de l'histoire de la terre sans les humains. Cinquante kilomètres au nord du fleuve Saint-Laurent, nous nous retrouvions, en pleine forêt et en plein champs, sur les plages très anciennes de la Mer de Champlain. Sous les arbres, sous les champs de maïs, ourlait le sable blond et très fin du fond de la mer disparue.

    Cette mer, un système géologique immense, qu'avait réussi à contenir le Bouclier Canadien.

    Partout sous nos pas, dans nos jardins, sur les sentiers, dans les érablières même, la terre se souvenait des vagues, des glaciers, de l'eau, des dépôts, des courants d'autrefois. Et nous les hommes devions lui apparaître comme des petits intrus étranges. Des insectes neufs, durant les secousses amoureuses de ses systèmes éblouissants.

    La terre est vivante.