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  • Savannah

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    Odette profil.jpg« C'est tout ce que je voulais vous raconter. Je pourrais probablement vous raconter ce que j'ai fait après être rentré à la maison, et comment je suis tombé malade et tout, et dans quelle école je dois aller à la rentrée prochaine, quand je serai sorti d'ici, mais ça ne me dit rien. Ça ne me dit vraiment rien. Ces sornettes ne m'intéressent plus beaucoup maintenant.

    Beaucoup de gens, en particulier ce gars psychanalyste qu'ils ont ici, m'ont demandé si j'allais m'appliquer quand je retournerai à l'école en septembre prochain. C'est une question tellement idiote à mon avis. Je veux dire comment pouvez-vous savoir ce que vous allez faire jusqu'à ce que vous le fassiez ? La réponse c'est que vous ne pouvez pas le savoir. Je crois que je vais m'appliquer, mais comment le saurais-je ? Je vous jure, c'est une question idiote. [...]

    Je regrette d'avoir parlé de tant de gens. Tout ce que je sais, c'est que tous ceux dont j'ai parlé me manquent pour ainsi dire. [...] C'est drôle. Ne racontez jamais rien à personne. Si vous le faites, tout le monde se met à manquer. »  L'attrape-coeurs, J.D. Salinger

  • Solme (Sariwon, Corée du nord)

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    « Chère amie, dehors, en marchant je vous écris les plus belles lettres ; ici, à la maison, je gèle et ne suis qu'un décevant pédant en butte à mille choses négligeables et honteuses, je me borne à le constater et me garderai bien de vous entretenir à ce sujet. - Ce qu'il y a à dire plutôt (hélas, rien ne saurait l'exprimer) c'est combien tout ici se passe dans l'extraordinaire, dans le plus-grand-que-nature, je ne puis concevoir comment peuvent se l'expliquer les gens à qui tout ceci ne fut point imposé de façon aussi pure, aussi absolue, aussi indubitable - je veux dire : ce pour quoi ils le tiennent, comme ils l'acceptent, ce qu'ils en font intérieurement. [...] »
    RM Rilke, à Marie de la Tour et Taxis, le 13 novembre 1912