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Saguenay

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s,croyance,espritUn Royaume là-bas. Là-haut... Peut-être la source de l'eau ? Disaient ceux qui accueillirent Jacques Cartier lors de son premier voyage sur le fleuve.

C'était au temps pas si lointain où la terre n'était pas ronde.

L'esprit humain, enfin, ce qui fabrique le sens, est une région foulée, explorée, connue, dont la géo-graphie est effectuée. Cependant notre isolement, notre solitude, notre incapacité de communiquer avec d'autres êtres intelligents nous contraignent à inventer, à croire, à imaginer.

 Photo : Michel Corboz. J'ai pensé en la voyant au film Aguirre, la colère de Dieu.

Commentaires

  • "Cependant notre isolement, notre solitude, notre incapacité de communiquer avec d'autres êtres intelligents nous contraignent à inventer, à croire, à imaginer."

    C'est incroyable ce verbe contraindre qui (à vue d'oeil/ coup d'oeil furtif) semblerait si peu convenir à l'imagination, à l'invention... Et pourtant mis face à l'isolement et la solitude, le verbe vaut son pesant (d'évidence). La terre est donc devenue ronde. Serait-elle bleue comme une orange ? Faut il interroger les forces du faux pour que quelque chose de vrai se mette à exister qui pourrait aussi éloigner de la solitude et de l'isolement ? Ce ne sont que des questions :)
    Je vous souhaite les plus grandes imaginations; les plus pures inventions et les plus douces croyances ; ici, partout, là où vous êtes, sera aussi là où nous irons...
    La photo est très belle et le texte, un beau jeu de patience Merci à vous.

  • @ Frasby : Je dirais que j'ai le sentiment que nous attendons des visiteurs d'autres planètes, qu'ils nous révèlent enfin quelque chose d'important sur notre esprit. Sinon, nous continuons à fabriquer du sens, à inventer, croire et imaginer dans une monde étroit et quasiment immuable. Trouvez-vous, vous, bien que le monde ait changé, que les humains ont évolué ? J'écris ceci le samedi 30 avril, lendemain du jour du mariage ultra médiatisé du prince William d'Angleterre et de sa princesse. Alors, quel martien, quel être venu de loin nous enseignera à être les princesses et les princes de nos propres vies ?

  • Marc, par les mots que nous lançons et relançons, encore et encore, et qui font parfois ressac, nous devenons les princes de nos vies.
    Je vous offre ces quelques vers de "La Prose du Transsibérien et de la petite Jéhanne de France" :

    "Je reconnais tous les pays les yeux fermés à leur
    odeur
    Et je reconnais tous les trains au bruit qu'ils font
    (...)
    J'ai déchiffré tous les textes confus des roues et j'ai
    rassemblé les éléments épars d'une violente beauté
    Que je possède
    Et qui me force"

    Amitié solaire à ce pays de Saguenay dont le nom seul me fait rêver...
    Michèle

  • @ Michèle : «... une violente beauté que je possède / et qui me force. » C'est une description possible du Royaume ça. Moment de découragement en écrivant ce billet. Sur nos (mes) limites et sur le (l'immense) travail à faire pour connaître et habiter notre (mon) propre Saguenay. Se pourrait-il qu'en train, enfin, en effectuant ce voyage imaginaire sur des rails et dans des engins qui me permettraient de dormir, manger, marcher et écrire en voyageant, je finirai, moi aussi, par « déchiffrer tous les textes confus des roues. »? Je crois que je veux exprimer ici qu'il y a des jours où le voyage ne me suffit pas. Je voudrais connaître notre (ma) destination. Il n'y a qu'elle qui m'obsède par moments - enfin mon incapacité à la connaître me vainc. Merci de votre présence et de votre intervention qui favorise l'attention. C'est un léger mouvement de la tête (ou du coeur) très utile.

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