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Coaticook (La rivière aux pins)

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Juste un peu plus loin que le milieu dans Le roman inachevé, ces deux pages de vers qui riment et que nous apprenons par cœur dès la première lecture.

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Il n'aurait fallu / Qu'un moment de plus / Pour que la mort vienne / Mais une main nue / Alors est venue / Qui a pris la mienne

Qui donc a rendu / Leurs couleurs perdues / Aux jours aux semaines / Sa réalité / À l'immense été / Des choses humaines

Moi qui frémissais / Toujours je ne sais / De quelle colère / Deux bras ont suffi / Pour faire à ma vie / Un grand collier d'air

Rien qu'un mouvement / Ce geste en dormant / Léger qui me frôle / Un souffle posé / Moins Une rosée / Contre mon épaule

Un front qui s'appuie / À moi dans la nuit / Deux grands yeux ouverts / Et tout m'a semblé / Comme un champ de blé / Dans cet univers

Un tendre jardin / Dans l'herbe où soudain / La verveine pousse / Et mon cœur défunt / Renaît au parfum / Qui fait l'ombre douce

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Tous ces trésors. Que faisons-nous de ces trésors ? Nous qui, pour un peu de temps encore, parlons français et partageons le privilège d'entendre cette musique sans effort.

 

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