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Terre de légendes

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Et toi Bethléem, terre de Juda, tu n'es nullement le moindre des clans de Juda ;

car de toi sortira un chef qui sera pasteur de mon peuple Israël. Matthieu, 2,6

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Je veux mettre ce billet en lien avec celui de certains jours intitulé Aventure.

Cela vaut la peine d'écouter et regarder la pièce de Francis Dhomont là-bas puis de revenir, après avoir lu le texte, s'interroger sur l'une ou l'autre des façons humaines d'approcher le « tumulte intérieur de notre esprit et sa profondeur ».

Le conte : récit de choses invraisemblables ou inouïes.

La légende : récit d'un fait plus ou moins historique, amplifié...

...

Pourquoi, pourquoi arrivons-nous à établir un consensus très large sur le fait que certains récits ne valent la peine d'être lus qu'à distance tandis que nous collons au sens littéral d'autres ?

...

Le tumulte : agitation désordonnée, confusion.

 

 

Commentaires

  • Merci infiniment de relier ce billet à "Aventure", je partagerai volontiers votre lien, irait le relier à mon tour là bas, non pour rendre une politesse, justement non. Et c'est très bien ainsi. Cette correspondance me semble prolonger, non pas un dialogue ni une discussion "entre nous" d'un site à l'autre, par ces conversations ayant convenu par avance leurs "décodages" mais elle crée quasi en simultanée un autre lieu, on ne sait pas où il se trouve exactement. Peut-être là où il y a plus de 2 personnes à se poser cette question, même si elles ne l'écriront à aucun lieu ... C'est très intéressant d'apprécier cette nuance de définitions entre "conte" et "légende", ces pistes de réflexions partant d'obstacles qui paraissent trop enchevêtrés, offrent pourtant des points de réflexion(s) des rencontres au delà des projections, ces "limites" qui nous font souvent spectateurs, [acteurs] outragés ou attendris, en toute méconnaissance parfois de notre "tumulte intérieur de notre esprit et sa profondeur" en résonance aussi, enfin je ne sais pas... L'altérité ayant d'autres nuances à sa définition. Cela peut toujours engendrer une vérité à la Pirandello, Et puis ? ... Une telle ramènerait cette citation de Louis Jouvet sur le théâtre (c'est encore de la perception et du tumulte et de la peur qui se trouvent derrière un rideau, un autre tumulte en plein coeur du "tableau" qui sera pris pour vrai, invitera l'émotion du spectateur, quand l'agitation en coulisse sera sciemment cachée, etc...) je cite:

    "On fait du théâtre parce qu'on a l'impression de n'avoir jamais été soi même et qu'enfin on va pouvoir l'être." Autrement dit: "le mentir vrai" formule chère à Jouvet...

    Où vont les conséquences ? Qu'est ce qui est présenté ? Qui [ou quoi] n'est pas présentable ?
    Quelles sont les valeurs qui nous représentent ? Le contraire donnerait-il une réponse identique ?... Par quelles connotations ? Pouvoirs.

    "Pourquoi, pourquoi arrivons-nous à établir un consensus très large sur le fait que certains récits ne valent la peine d'être lus qu'à distance tandis que nous collons au sens littéral d'autres ?"... Tumultes.

    On peut aussi ne pas vouloir "voir" : http://clicnet.swarthmore.edu/litterature/moderne/sarraute/entendez.html

  • Correspondances. J'ai laissé tout simplement résonner votre "Aventure" ici. La forêt profonde, les voix adultes entamant des contes, les voix d'enfants, les bruits de l'âme menacée, expulsée, qui se terre - qui ne peut pas se taire. Le tumulte intérieur. Tout est là, chez vous. Je le dis ici à ma manière. Plein de reconnaissance puisque je souscris tout à fait aux propos de Jouvet : [l'art, le théâtre, la musique, la création] me permettent de sortir enfin de mon personnage et d'être vrai. Votre page, lue un samedi matin sous un ciel vide, m'a rendu à moi-même, durant quelques instants précieux, mon passé et mon présent. Ces temps larges et tumultueux que l'inattention vient souvent recouvrir de poussière.

  • Une idée comme ça. Pour Noël justement. Retourner aux religions du Livre ou du Coran en leur soustrayant les épisodes miraculeux. Dans un premier temps, les soustraire tout simplement, passer outre. Que reste-t-il d'Abraham sans la voix de Dieu, de Moïse sans le buisson ardent, de Mahomet sans l'ange Gabriel, de Jésus sans les guérisons, sans la résurrection ? Des hommes qui tentent d'organiser leur « tumulte intérieur » et qui s'en tirent bien ou mal... Dans les circonstances qui étaient les leurs. De ces légendes dont on retire le merveilleux, demeurent ces personnages qui signifient, entre autres, que l'humanité veut qu'on lui « révèle » le sens de la vie et qui refuse que la mort soit définitive. Ayant accompagné plusieurs personnes durant leurs derniers jours de vie sur la terre, je considère tout de même - agnostique radical - que cet événement est un passage. Dont j'ignore l'issue. Celui-ci deviendra-t-il un ange ? Il n'est pas surprenant que l'humanité y pense depuis longtemps. Que savons-nous réellement des transformations, sinon qu'une larve devient un insecte volant ?

  • Hors sujet (?) du moins des grands livres, de la voix de Moïse, d'Abraham (avec ou sans)...
    Pour Noël justement... Si nous étions à Noël (à supposer que Noël soit un lieu, ni blanc ni noir, même pas gris, surtout pas un monsieur en rouge avec des bottes et une hotte, pas une figure, mais un lieu de correspondances, (par exemple...)
    Je déposerai aux portes de Noël les portes plus ouvertes, qu'une hotte, plus discrètes que des bottes, un petit livre, au sujet des transformations, je le poserai sur un banc, au lieu-dit de "Epistolaire", ce petit livre"lumineux" parce qu'il n'apporte aucune réponse, c'est juste un bienfait de l'avoir près de soi, de lire, et puis relire...

    "D'une profondeur invisible
    Il est là
    Enfant de l'inconnu
    Ancêtre des dieux".

    transformations, peut-être... ? Extraits du petit livre ci dessous :

    http://www.archipress.org/batin/tao.htm

    Je vous souhaite un Noël chaleureux, auprès de ceux que vous aimez, et qui vous aiment,
    tout simplement.

  • J'aime le silence de la maison en ce matin de Noël. Mes rêves, eux, furent bruyants. Pleins de ma fureur et de ma frayeur devant ceux qui me manquent. Merci pour cet extrait du Tao qui relativise et pourtant affirme que la sagesse est dans le choix, conscient. Voici les quelques mots vers lesquels je retourne aujourd'hui :

    Le retour est la façon dont la voie se meut
    La fluidité est le moyen qu'elle emploie

    La multiplicité des êtres
    Est née de quelque chose

    Et ce quelque chose
    De rien.

  • Les rêves incessants, toujours fluides, auront un autre jour, le pouvoir d'apaiser...

    Les dix mille êtres naissent ensemble ; ensuite je les vois s'en retourner.
    Après avoir été dans un état florissant, chacun d'eux revient à son origine.
    Revenir à son origine s'appelle être en repos.
    Être en repos s'appelle revenir à la vie

    (Extr. du Livre I du Tao Te King)

  • Dernier rêve de la nuit. Un ami (c'est plutôt étonnant de sa part à lui) me prend dans ses bras et pleure à chaudes larmes. Parce que je suis passé trop vite dans ses parages et parce que nous n'avons pas eu le temps de nous voir... Je porte ceci vers le repos. De cette désolation, j'ai aussi confiance que quelque chose reviendra à la vie.

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