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Sfax

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SfaxRempart.jpgTout ce que je fabrique, me ressemble. Comment vivons-nous sous les remparts ?

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Je suis construit - je ne peux pas dire constitué, de telle sorte qu'éventuellement je serai en mesure de cesser de m'acharner sur des représentations de moi-même que je crois partagées, que je veux faire partager.

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Reconnaître ou abolir l'autre, c'est l'enjeu de toutes mes communications.

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Entrer dans le sommeil, sortir du sommeil, entrer dans le sommeil, sortir du sommeil ; et heureusement, entrer dans le silence en sortant du sommeil.

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Une orange, un café, tout à l'heure un peu de miel... De l'amertume, de la chaleur, possiblement un peu de douceur. Voilà le monde que je protège tous les jours, entre le désert et la mer. Voilà, ce qui valait la peine d'être fortifié.

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Si je vous enlevais vos dieux et les remplaçais par le goût de la recherche, le plaisir du chant, le désir de durer, l'acceptation de la solitude, l'adhésion volontaire au silence, le silence devant les mystères ; vous me reprocheriez de désenchanter le monde ?

Commentaires

  • Oh que non ! Nous souscririons à vos vues et ferions notre affaire des mêmes tropismes...

  • Alors, mon semblable, mon frère... Que l'année qui vient soit pour vous sans ennui(s) !

  • Merci, Marc pour vos explorations, vos aventures, vos écritures, la précision de vos choix,
    ces carnets de voyages sont une source vive, offerte et tellement partageable. Je vous l'ai déjà dit, presque en ces termes mais je trouve assez rare de pouvoir s'attacher à une création dans sa continuité, ou + simplement, être heureux qu'elle existe. Je souscris à vos vues tout comme Jean. Voyager léger est un autre début. Un seul livre ?
    Carrément ! et ce n'est pas Rilke ? :) surprenant ! j'aime beaucoup ce projet, c'est une idée d'explorateur...

    En lisant ici Sousse et Sfax j'ai pensé à ceci, (lien ci-dessous) je n'ose dire que c'est par hasard... Deux indices : 1/ "Aucun cadran n'indique la même heure..." 2/ une couleur inflammable, intuitivement, amicalement, je vous le glisse, mais pas besoin d'indice, ça paraît évident :)

    http://grooveshark.com/s/Hier+Sousse/3U1459?src=5

    Je n'oublie pas, (pardon pour les longueurs), mes voeux retardataires (ou retardés), ils seront plutôt chinois, puisqu'il n'est pas trop tard, là bas, je crois. A vous, une année paisible, et la douceur de vivre, + de belles aventures, humaines + des surprises, vergers § fruits pimpants, + d'autres choses, bien sûr. Ici, ailleurs. On ne lâche pas le fil...

  • Il me semble que je n'arrive à formuler rien d'autre dans les lettres à mes amis que des souhaits de santé, de bonheurs petits et grands et nombreux, de peines aussi que la musique saura soulager, de frémissements jusqu'à la dernière minutes de leurs longues vies, de lectures, d'idées, de joyeuses connexions synaptiques, de regrets s'ils sont joyeux, regrets de l'être sans moi, loin de moi, de journées vivantes, de journées grises où les poumons, le cœur font tout de même ce qu'ils ont à faire, de nombreux livres ouverts malgré que l'écran aujourd'hui, maintenant et pour le reste de nos vies et des cahiers disposés ça et là à côté de leurs claviers, je leur souhaite d'écrire, de dessiner, de devenir maitre du temps, de leur temps, d'être riches, riches, riches immensément mais pauvrement, de parler plusieurs langues, de chanter juste, de jouer d'un instrument, pas en virtuose, pas en virtuose en tout cas pas du piano, peut-être de la guitare pour me faire plaisir, Les barricades mystérieuses, elles sont faciles et pourtant rarement réussies, de manger à leur faim, d'avoir faim de temps en temps, d'aimer, d'aimer, d'allonger chaque jour, chacun d'eux, d'un plaisir comme si c'était le samedi, de danser aussi, de danser afin qu'ils puissent, elles et eux, bouger et prendre de la place et de l'air il y a tant d'air tant d'espace disponibles, je leur souhaite santé, peu importe le diagnostic, tic, tac, tic, bien sûr, l'horloge nous le savons compte les secondes et n'a pas besoin de nous, je leur souhaite un pays, une petite contrée, un quartier, une rue, une ruelle, une maison, un foyer, un feu, un feu, un bâton, un trou ouvert dans le toit la nuit pour voir les étoiles, des fenêtres s'il fait froid, je fais des vœux pour mes amis, je n'en ai pas tant que ça, pas beaucoup, ils sont le premier degré de mon accès au monde, la mer, les étoiles, les montagnes, la neige, le froid, le chaud, le vent, tout passe par eux, la musique, le silence, l'abandon, le silence, l'abandon et le retour. À vous aussi, chère Frasby, toutes ces choses que notre besoin d'écrire n'arrivera jamais à épuiser.

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