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Big Sur

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Il y a quelques années, j'avais été déconcerté par les propos de mon jeune collègue (Sébastien Corriveau, actuel président du parti Rhinocéros canadien) qui avouait qu'il n'arrivait pas à se débarrasser de son obsession de la politique. Le politique qui se manifeste dans toutes choses, aussi, ajoutait-il, tout en étant la même chose exprimée autrement, par l'incapacité des humains de bien vivre ensemble depuis que le monde est monde. 

Je me retrouve ces jours-ci dans le même état d'esprit.

Car deux choses m'obsèdent présentement et gâchent mes vacances : l'élection de Donald Trump (une horrible créature des médias) à la convention du parti Républicain aux USA et ma tentative de comprendre la fureur meurtrière de jeunes hommes (le plus souvent de jeunes hommes) dans les rues de France, dans les endroits publics ou les trains d'Europe... Mais aussi à Bagdad, à Alep ou de Peshawar à Tunis.

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Si les médias ont à coeur de simplifier les choses pour bien me faire comprendre à moi et aux simples d'esprit qu'ils croient que nous sommes, est-ce parce que sommes disposés à accepter les simplifications, à croire les dérapages de l'autorité, à sacrifier notre liberté pour de la tranquillité d'esprit ? 

On nous dit que c'est : soit parce que l'Islam et les musulmans depuis le Prophète, soit parce que le néo-libéralisme des états et les compagnies marchandes d'armes, soit parce que les enfants des réfugiés et les immigrants abandonnés dans des banlieues obstruées, soit parce que des fous d'Allah sont vraiment fous, soit parce que le monde tel qu'il va interdit la réalisation des désirs à certains seulement, ce qui produit de plus en plus de violence, soit parce que la constitution américaine qui permet le port d'arme, ou parce que l'arrogance des nantis... Et de mon côté je trouve qu'il y a du vrai dans tous ces arguments, alors dans mon esprit un serpent se mord la queue.

En consentant à l'inquiétude, je tente de ne pas tourner la page sur la réalité à laquelle le monde semble accorder de l'importance ces jours-ci. Aurai-je compris quelque chose quand je vais retourner tout à l'heure à mes moutons (à mes poules, mes lapins, la bleuetière et au travail dans le petit verger) ou à mon emploi dans 10 jours ? Et si je crois avoir compris quelque chose, est-ce que cela se traduira par de l'action ? 

 

 

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