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L'île Manitoulin

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Le plus souvent je dresse l'oreille quand j'entends la respiration des vagues sur la rive d'un lac.

J'essaie d'exprimer quelque chose au sujet de l'oubli, de l'organisation du souvenir. J'essaie de comprendre ce qui fait qu'un endroit banal, qu'une maison, qu'une amitié prenne soudainement une grande importance à distance. À quelle distance ? Qui ne se mesure pas en nombre d'années. Qui ne se mesure pas non plus en écart géographique. Qui ne se mesure pas autrement qu'en degrés de proximité ou d'éloignement du noyau de soi. Dont nous nous approchons et nous éloignons à divers degrés selon les jours, les heures du jours, les odeurs, les couleurs, la température... Je m'interroge en même temps sur le fait que certains airs, certaines amours, certains visages, quelques noms, rares, s'approchent ou s'éloignent immanquablement du milieu de nous. Du noyau. De la cible.

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