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  • Montserrat

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    Qui je suis ? Croire, ici, est indispensable. Croire ce que disent les voix intérieures, les autres voix aussi. Choisir, parmi les histoires qui se rendent jusqu'à moi, lesquelles trouvent en mon logis, le plus exactement possible, une place qui les attendait. Et douter. C'est ce doute-là qui est le moteur du chant, de la danse, de l'écriture, du travail, de mon activité quotidienne.

  • Bethléem

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    Noël 2014. La fête du lâcher prise. Admettons que Dieu savait depuis la nuit des temps, qu'il le savait de toute éternité, celle d'avant, qu'un enfant viendrait, consacrerait sa vie à le chercher, à le trouver et à le reconnaître et que ce Fils de l'Homme serait aimé des hommes, des femmes, des enfants de son temps. Et puis, qu'en très peu de temps à l'échelle des semaines, dans un revirement dont seuls les êtres humains sont capables, que ce Fils de Tous serait honni, abandonné, humilié - et crucifié, ce qui était alors la mort la plus horrible qu'on puisse imaginer. Admettons que Dieu le savait depuis toujours.

    Admettons que nous le savons nous aussi, à chaque fois que nous aimons, que nous sommes des pauvres, que notre premier éveil, que nos premiers émois se produisent comme dans une crèche, entourés de bergers, d'animaux sous le ciel étoilé... Nous savons que cela va nous coûter la paix de l'esprit, le confort et au bout du compte, la vie. Mais nous aimons quand même.

    Car nous ne sommes pas en mesure de saisir en même temps le temps double dans lequel nous habitons : temps du calendrier des instants successifs et temps éternel des grands désirs. Nous sommes venus apprendre que tout désir ne se réalise qu'en étant dérangé, amoindri et changé.

    Il n'y a donc pas d'autre sens à la vie que l'aventure

    ...

    Cette « découverte passionnée de l'inconnu » (M. Kundera).

    lâcher prise

  • Kiev

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    C'est comme si je m'étais souvenu d'un rêve que je n'avais pas rêvé. Je devais présenter des statuettes lors de la remise de prix annuelle télévisée dans le monde du théâtre. N'étant ni du monde du théâtre, ni de celui de la télévision, j'y allais maladroitement, sans conviction en participant aux séquences écrites ou improvisées. Puis, la cérémonie terminée, (le rêve achevé), je me suis dit quelque chose avec conviction. Quelque chose que j'ai oublié. Kiev048.3.jpg