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Inconsolable

  • Cordova, Alaska

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    À l'école de la poésie on n'apprend pas. On se bat ! Léo Ferré

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  • L'île Manitoulin

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    Le plus souvent je dresse l'oreille quand j'entends la respiration des vagues sur la rive d'un lac.

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  • Savannah

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    Pourquoi ? Pour jeter un peu de lumière sur le lieu où je me trouve et le temps que j'habite. Sinon c'est la même chose mais il fait nuit constamment.

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  • Big Sur

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    Il y a quelques années, j'avais été déconcerté par les propos de mon jeune collègue (Sébastien Corriveau, actuel président du parti Rhinocéros canadien) qui avouait qu'il n'arrivait pas à se débarrasser de son obsession de la politique. Le politique qui se manifeste dans toutes choses, aussi, ajoutait-il, tout en étant la même chose exprimée autrement, par l'incapacité des humains de bien vivre ensemble depuis que le monde est monde. 

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  • Lourmarin

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    Depuis dix mille ans il neige dans mon pays. Il y a de grands arbres qui envoient leurs racines profondément et boivent l'eau des sources enfouies. La brève chaleur de juillet n'est toutefois pas assez longue pour permettre aux petites plantes d'aller bien creux, car le sol en surface est gelé au moins six mois sur douze. Mais il y a tout de même des paysages que j'habite tout le temps où flottent des églises sous le soleil du midi et qui stridulent en latin dans mon esprit.

    Photo : Philippe Laloux - Provence d'Amour

  • Tunis

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    Gagner du terrain. Perdre du terrain. La vie en société me fait penser à un jeu pour lequel je n'arriverai jamais vraiment à développer de facilité ou d'adresse. Soit parce que les équipements avec lesquels je joue sont imprévisibles, inconstants, soit parce que mes adversaires trichent. 

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  • Popham Plage

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    Jeudi (2 juin 2016). Depuis le début de la semaine, je me réveille la nuit après des séquences de rêves qui me laissent médusé et triste. Comme si je prenais de l'avance sur une tristesse à venir. Car il n'y aucune raison d'être triste en ce moment. Ou bien comme si d'anciennes tristesses avaient peur d'être effacées. 

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  • Et ici - 9

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    « Il est des âmes qui nous font croire que l'âme existe. » Marguerite Yourcenar

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  • Et ici - 8

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    Pâques

    ... la révolte ne peut se passer d'un étrange amour. Ceux qui ne trouvent de repos ni en Dieu ni en l'histoire se condamnent à vivre pour ceux qui, comme eux, ne peuvent pas vivre : pour les humiliés. Le mouvement le plus pur de la révolte se couronne alors du cri déchirant de Karamazov : s'ils ne sont pas tous sauvés, à quoi on le salut d'un seul ! Ainsi, des condamnés catholiques, dans les cachots d'Espagne, refusent aujourd'hui la communion parce que les prêtres du régime l'ont rendue obligatoire dans certaines prisons. Ceux-là aussi, seul témoins de l'innocence crucifiée, refusent le salut, s'il doit être payé de l'injustice et de l'oppression. Cette folle générosité est celle de la révolte, qui donne sans tarder sa force d'amour et refuse sans délai l'injustice. Son honneur est de ne rien calculer, de tout distribuer à la vie présente et à ses frères vivants. La vrai générosité envers l'avenir consiste à tout donner au présent. Albert Camus, L'Homme révolté, La pensée de midi.

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  • Québec

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    À Léo et à Jocelyne,

    Ça revient souvent tout simplement à ça. Se présente une vraie satisfaction à portée de mains. Mais en même temps la possibilité de résister sans devenir fou. Choisir de pas céder tout de suite au plaisir certain dans l’espoir de savourer un plaisir plus complet. Plus tard... 

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  • Paris - 2

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    Je suis grand-père pour la deuxième fois depuis quelque jours.

    Clémence. Bienvenue. Du moins, c'est la deuxième fois qu'on me signale que je le suis... Reconnaissance d'être encore vivant. Bonheur souterrain. Quelque chose chante dans mes racines.

    Puis je me souviens qu'à seize ans j'avais examiné ma propre disparition avec beaucoup d'exactitude. J'avais envisagé mon suicide et j'en avais fait le récit dans un travail scolaire. Que personne n'avait lu. Appuyé sur un arbre pas très loin du chemin Frederick Law Olmstead sur le mont Royal, près du Royal Victoria - l'hôpital, j'avais raconté le froid, le froid et puis l'absence.

    Je n'ai pourtant, depuis, jamais cessé d'avoir chaud dans ma vie.

    Je sais que si je nomme ici les êtres et les événements qui m'ont réchauffé, je vais oublier les plus significatifs. Dont la signification m'aura échappée.

    Chaque minute, chaque minute, chaque minute depuis ma mort / Valait la peine d'être vécue.