07.07.2008
Les voici !

07:20 Publié dans Lettres ouvertes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : épistolaire, framboises, petits fruits
02.07.2008
Chanter, les paroles en l'air
Avec Josse et Fanchon - et Monsieur le chien, l'autre soir après souper, nous sommes allés pour la « grande marche ». Elles pour s'assurer que tous les chiens des environs vont bien. Moi pour profiter de ce beau répit entre les averses. Nous avons chanté tout au long du chemin. Des chansons dont nous tentions de nous rappeler les paroles... En inventions la moitié bien entendu. Un à un les chanteurs populaires. Ceux qui ont tenu le coup le plus longtemps ? Celui avec lequel nous avons démarré : Aznavour - vingt minutes ; Jean-Pierre Ferland avec qui nous avons terminé - une grosse demi-heure. « Je ne veux pas dormir ce soir / Parce que la vie / Est bien trop belle / Le ciel est trop luisant ». Étonnant ce dernier, il nous aura versé, l'air de rien, plusieurs douzaines de chansons dans l'oreille. On les croyait effacées, oubliées, endormies. Elles se réveillent n'importe où, joyeuses, ironiques, au premier roulement d'un r ou au détour d'une belle syllabe en français chantée d'une voix un peu nasillarde. Au retour à la maison, quatre chiens - pas trop mélomanes, nous accompagnaient.
08:05 Publié dans Lettres ouvertes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : épistolaire, ferland, marcher
01.07.2008
Le banc de Théo
La semaine dernière nous avons mis le feu à l'imposant tas de planches, amassé depuis le printemps en bas de la framboisière. Théo y était avec sa famille, Donia aussi avec les siens. Nous avons chanté et frappé du djembe jusqu'à bien tard - et plus soif.
Après le feu, Théo est remonté avec un bout de planche d'un mètre à peine. « Je la trouvais trop belle », s'est-il contenté de dire en l'appuyant contre un des piliers du préau. Ce n'est que le surlendemain que Josse l'a remarquée. « Ah, tiens ! Mon projet aujourd'hui sera de faire un banc avec ceci », dit-elle en me montrant la planche qui n'avait pas bougé.
Le petit banc vert de Théo est là sous le préau désormais, juste à sa place près de la table.
17:29 Publié dans Lettres ouvertes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : épistolaire, théo
20.05.2008
Pour apprendre à communiquer
16:23 Publié dans Lettres ouvertes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
18.05.2008
L'oriole
Mon âme (au sens platonicien) reconnaît-elle le chant de l'Oriole ? Ou est-ce le petit oiseau de feu qui vient boire en moi au puits si familier de la joie et de la mélancolie ?
07:40 Publié dans Lettres ouvertes | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : chant, platon, questions sans réponses
17.05.2008
La barre du jour
Comment parler des fleurs ? Elles sont là autour de moi, elles sont belles, odorantes, toutes pareilles, des promesses que la nature finira par tenir... Autrement. Sur les arbres fruitiers, on dirait qu'elles sont lourdes, qu'elles ont toujours été là. Les branches semblent ployer sous leur poids, et pourtant, au moindre coup de vent, au premier orage, elles cèdent. Elles sont les pays éphémères des voyages d'insectes. Elles bégayent en chuchotant, comme en ce moment, à la barre du jour. Que tentent-elles de dire ? Ou ou ou ou ouais ouais ouais où est le ? Ne finissent jamais la phrase...
...
La barre du jour. Le beau mot, le beau moment. Mais c'est aussi le nom d'une revue de poésie influente dont les auteurs ont sévit dans mon pays vers la fin de l'autre siècle. Elle eut une fille, La Nouvelle barre du jour... Diable, que je me suis senti différent et exclu du monde en ce temps-là ! Peut-être était-ce leur réaction au baroquisme de Hugo, je n'y avais pas pensé avant aujourd'hui, merci Moukmouk, ou à la verve débridée des hugoliens et des romantiques ? Je soupçonnais moi qu'ils souffraient d'une incapacité, d'une maladie que j'appelais la rétention orale... On a publié dans ces revues des « poètes » subventionnés qui écrivaient par exemple les mots Possibles / transformations sur une page, toute une page, et c'était suffisant. Ils signaient (en caractères gras), obtenaient des bourses et des postes d'enseignants à l'UQAM (Université du Québec à Montréal) et enterraient avec sérieux la parole qui commençaient à jaillir ici. En fait, La barre du jour et sa fille, expriment, le réflexe est courant, une préférence pour la nuit. Ou le refus, dès la première lueur, de voir se lever le jour. Pas étonnant que les institutions approuvèrent.
06:21 Publié dans Lettres ouvertes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poésie, culture, québec, fleurs, fruits
16.05.2008
Bleuets *
Petit début de floraison sur les bleuetiers. Voici les premiers lilas en fleurs. Les jonquilles, les tulipes font les orgueilleuses depuis quelques jours déjà.
...
My Blueberry Nights, le film récent de Wong Kar Wai avec, entre autres, David Strathairn, Jude Law et Norah Jones (excellente) est un hommage à la lenteur. Dans un petit, tout petit resto new-yorkais, deux êtres, solitaires bien involontaires, se rencontrent. Elle mange de la tarte aux bleuets avec de la crème glacé. Un dessert présent au menu quotidien. Mais que très peu de clients réclament.
* Pour le lecteur européen : le bleuet d'ici est dix fois plus gros que la myrtille. Et pour Moukmouk, je ne le fais pas exprès, l'une des citations d'auteurs pour le mot « bleuet ou bluet » dans le Petit Robert est de Victor Hugo ; l'autre, bien sûr, est de Louis Hémon.
06:49 Publié dans Lettres ouvertes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15.05.2008
Porc-épic
Épique ! Un petit hérisson. Deux gros chiens.
En rentrant de la longue marche hier soir, les deux chiens qui nous accompagnaient ont rencontré Hérisson dans le champ en face de chez Michel. Monsieur et Goliath sont revenus vers nous le museau, la gueule et les gencives truffés d'aiguilles blanches et brunes. De retour à la maison, nous avons été contraints de lutter avec ces deux bêtes fortes et nerveuses pour les soulager. Le sang-froid et la détermination de chirurgienne de Josse qui tenait les pinces et qui tirait sur les aiguilles. La résistance de Monsieur qui a finalement compris après la vingtième aiguille (à peu près la moitié), que nous allions le soulager. Et le gros Goliath, six mois, qui a résisté comme un diable jusqu'à la fin.
On s'est couché tard !
...
La photo ci-haut montre un gentil hérisson... Un porc-épic, c'est bien plus gros, comme le souligne Moukmouk dans son commentaire ci-dessous. Les chiens vous le confirmeront, c'est une bête bien plus énorme que celle qu'on voit sur la première photo qui les a terrassés ! 
Vous trouverez des informations pertinentes ici : http://www.herissonniere.com/PorcEpic.html
07:15 Publié dans Lettres ouvertes | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
12.05.2008
Les grands-mères. Pour Sophie LL.
« Une grande maison blanche assise paisiblement sur une colline, avec une véranda qui lui embrasse le ventre et les hanches nord et sud, et tout en haut, deux lucarnes qui nous regardent en battant des cils. Puis, des cheminées par où respirer, un chapeau en bardeaux pour lui garder la tête au chaud, des portes de côté pour entendre d'où vient le vent et une entrée d'en avant, grande ouverte qui brame : Faites comme chez nous ! Radi en a le cou tordu et les yeux à pic. Elle se tourne vers moi pour m'inviter à la suivre et voit mon visage embrumé.
À cause que... T'es chagrinée ?
Non Radi, c'est pas du chagrin. Rien que de la nostalgie. »
Antonine Maillet, Le temps me dure.
...
Je n'ai pas connu mes grands-mères. Ni Marie-Ange, elle n'a pas vécu assez longtemps, ni Alvénia qui ne désirait pas se faire connaître. Mais j'ai la nostalgie d'elles tout de même. Il me semble que Marie-Ange eut été du genre à m'avertir de ne pas perdre le « sens commun », c'est-à-dire de ne pas cesser d'être attentif aux autres.
17:40 Publié dans Lettres ouvertes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Variole, grippe et diphtérie
Dix jours après la catastrophe, commencèrent les épidémies. Des hommes de bonne volonté campèrent sur la frontière du Myanmar. Défense d'entrer. Fallait-il envahir ?
À qui les orphelins du Nargis adressent-ils leurs requêtes ? Aux anges ?
08:36 Publié dans Lettres ouvertes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



