22.04.2009
Cambridge

1209 -2009
800 ans de recherches, de travaux consciencieux, de découvertes, de passions et de passionnantes communications, d'ouverture sur le monde, d'ouverture sur l'univers, d'arrogance, de stupides répétitions, de minutieuses données recueillies, de connaissances disponibles, de participation à l'évolution du monde, de recherches honnêtes, d'activités intellectuelles tronquées et de compromis, de fonctionnaires de la connaissance installés dans la matrice, de publications, de partage des connaissances, de discours, de défis et de dépassements humains, de mysoginie, de bruit, de musique, d'entrée dans le monde par la grande porte, de rivalités et de fourberies, de copinages indécents, d'exigence, de grandeur, de richesse, de leadership, de conformisme, d'originalité, d'orgueil et de superficialité, de favoritisme, d'aspiration à la liberté, de résignation, d'honneur, d'honneurs, de
07:22 Publié dans Correspondances | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : c
19.04.2009
Cape Breton (l'île)
Au Sommet des Amériques (Trinidad et Tobago), hier, le président Obama et Hugo Chavez du Venezuela se sont serrés la main.
Hommes courageux / refrains de nos chansons.
J'admire l'audace des héros. Mais elle m'effraie. J'ai peur pour leurs vies. Les héros sont des êtres contrariés à la fin. Leurs destins tragiques sont affligeants ; cette affliction donne généralement libre cours aux pires (peut-être parfois aux meilleurs) penchants chez les humains.
...
Aujourd'hui, la seule personne au monde dont je puis dire que je serais le disciple si j'avais besoin d'un maître, est une femme âgée, qui habite par ici.
07:38 Publié dans Carte postale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : c, pema chödrön, barack obama
15.04.2009
Chengguan / Lhassa

Ce n'est probablement pas pour prendre possession de ce site que la Chine a envahi le Tibet en 1950. Mais pour « désenclaver » clamait l'envahisseur, pour moderniser et abolir le servage. Sans aucun doute des ressources, moins évidentes, souterraines probablement, y furent-elles également pour quelque chose.
Aujourd'hui cela me semble comme étant un des épisodes d'un mouvement inexorable : celui de l'histoire humaine qui penche inévitablement, encore une fois, du côté du plus grand nombre.
Ce n'est pas la première fois que la question se pose : la muette* ou le maquis.
* De la mueta : la maison des chiens de la meute
06:53 Publié dans Inconsolable | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : c, tibet, xuan-lay
14.04.2009
Chennai (Madras) (2)
Souvent je me demande jusqu'à quel point peuvent se reconnaître l'homme et la bête qui ne parle pas.
À travers quel paradis primitif, au matin de la lointaine création, courut le sentier où leurs cœurs se rencontrèrent.
Bien que leur parenté ait été longtemps oubliée, les traces de leur constante union ne se sont pas effacées.
Et soudain, dans une harmonie sans paroles, un souvenir confus s'éveille et la bête regarde le visage de l'homme avec une tendre confiance et l'homme abaisse ses yeux vers la bête avec une tendresse amusée.
Il semble que les deux amis se rencontrent masqués et se reconnaissent vaguement sous le déguisement.
R. Tagore, Le Jardinier d'amour, LXXIX
07:50 Publié dans Correspondances | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : c, monsieur ?, tagore
10.04.2009
Chennai (Madras)

07:19 Publié dans Carte postale | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : c, espace vital
06.04.2009
Chichester
08:54 Publié dans Carte postale | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : c, musique
03.04.2009
Chemin de la Dame
Aucun autre endroit sur la terre ne m'a parlé aussi fort de l'histoire pré-humaine, in-humaine - du temps de l'histoire de la terre sans les humains. Cinquante kilomètres au nord du fleuve Saint-Laurent, nous nous retrouvions, en pleine forêt et en plein champs, sur les plages très anciennes de la Mer de Champlain. Sous les arbres, sous les champs de maïs, ourlait le sable blond et très fin du fond de la mer disparue.
Cette mer, un système géologique immense, qu'avait réussi à contenir le Bouclier Canadien.
Partout sous nos pas, dans nos jardins, sur les sentiers, dans les érablières même, la terre se souvenait des vagues, des glaciers, de l'eau, des dépôts, des courants d'autrefois. Et nous les hommes devions lui apparaître comme des petits intrus étranges. Des insectes neufs, durant les secousses amoureuses de ses systèmes éblouissants.
La terre est vivante.
06:22 Publié dans Correspondances | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : c, terre, géomorphologie
29.03.2009
Caire (Le)
J'entre ici, comme dans ma chambre, je redeviens l'enfant - il n'est jamais bien loin, celui qui sait écouter. Celui qui, de tous les âges de ma vie, sait le mieux entendre et comprendre.
Je retrouve ici la lenteur de l'histoire, de l'Histoire. Les événements qui se produisent au rythme poétique de la vie. Nous entrons comme au théâtre un dimanche après-midi. Avec l'enthousiasme (et la petite pointe d'ennui), le discernement, l'attention, la concentration de l'enfance.
Je suis vivant, je marche aujourd'hui parmi des millions d'hommes et de femmes, des enfants qui échappent enfin, enfin, enfin ! au rythme du tambour de la galère. Boum, boum, boum, boum. Travail, argent, la peur, la peur, la peur. Comme nulle part ailleurs, monte le chant des oiseaux. Même s'il n'y a plus d'oiseaux.
16:16 Publié dans Correspondances | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : c, théâtre, lenteur
26.03.2009
Chicago

C'est peut-être bien la troisième consonne. Explosive. Chicago se vit en affrontement. Les choses se disent à voix haute ici. Pas dans un murmure comme à Cluny, à Chartres, ailleurs en C... Conflit.
Je n'y suis venu que pour les préparatifs d'une fête. C'est mon choix. C'est mon appel. Ce sont mes limites. Être indispensable durant les quelques moments silencieux, délicieux, avant l'ouverture du rideau. Ensuite, quand le spectacle commence, laisser jouer leur rôle à ceux qui regardent, aux autres devant eux, aveuglés par les phares et qui ne voient plus personne.
08:37 Publié dans Carte postale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : c, barrack obama, silence
21.03.2009
Copenhague
« L'individu, dans son angoisse non pas d'être coupable mais de passer pour l'être, devient coupable. » Sören Kierkegaard

07:34 Publié dans Carte postale | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : c, kierkegaard

On peut aller