02 juillet 2008

Chanter, les paroles en l'air

Avec Josse et Fanchon - et Monsieur le chien, l'autre soir après souper, nous sommes allés pour la « grande marche ». Elles pour s'assurer que tous les chiens des environs vont bien. Moi pour profiter de ce beau répit entre les averses. Nous avons chanté tout au long du chemin. Des chansons dont nous tentions de nous rappeler les paroles... En inventions la moitié bien entendu. Un à un les chanteurs populaires. Ceux qui ont tenu le coup le plus longtemps ? Celui avec lequel nous avons démarré : Aznavour - vingt minutes ; Jean-Pierre Ferland avec qui nous avons terminé - une grosse demi-heure. « Je ne veux pas dormir ce soir / Parce que la vie / Est bien trop belle / Le ciel est trop luisant ». Étonnant ce dernier, il nous aura versé, l'air de rien, plusieurs douzaines de chansons dans l'oreille. On les croyait effacées, oubliées, endormies. Elles se réveillent n'importe où, joyeuses, ironiques, au premier roulement d'un r ou au détour d'une belle syllabe en français chantée d'une voix un peu nasillarde. Au retour à la maison, quatre chiens - pas trop mélomanes, nous accompagnaient.