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rêve

  • Kiev

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    C'est comme si je m'étais souvenu d'un rêve que je n'avais pas rêvé. Je devais présenter des statuettes lors de la remise de prix annuelle télévisée dans le monde du théâtre. N'étant ni du monde du théâtre, ni de celui de la télévision, j'y allais maladroitement, sans conviction en participant aux séquences écrites ou improvisées. Puis, la cérémonie terminée, (le rêve achevé), je me suis dit quelque chose avec conviction. Quelque chose que j'ai oublié. Kiev048.3.jpg

  • Tours

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    • @ Valérie : Je cherchais une tour... Ne l'ai pas encore trouvée.

     

     

     

     

    • Marc Boudreau Une tour. Oui. C'est une mission qu'on me confie. Métaphorique et bien réelle aussi. Pour y installer des antennes. Qui diffuseront des mots et de la musique. Des conversations. Des idées. Une tour de mille tours. Dans mon sommeil. Silencieux. Je cherche une tour, des compagnes et des compagnons. La compagnie de la Tour. C'est un rêve-roman.
  • Rio de Janeiro (3)

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    Teatro Municipal, année neuve, spectacle intitulé Y - I ?. (Pourquoi - Je ? ou Pourquoi - Moi ?) Je pense que presque tous les prénoms de femmes que je connais contiennent un y ou un i. Et je récite aussi ceci de mémoire en contemplant la crinière blanche de craie de la chorégraphe qui est au parterre et nous tourne le dos et dont nous attendons des indications depuis plus d'une heure :

    Si l'on gardait, depuis des temps, des temps
    Si l'on gardait, souples et odorants
    Tous les cheveux des femmes qui sont mortes
    Tous les cheveux blonds, tous les cheveux blancs
    Crinières de nuit, toisons de safran
    Et les cheveux couleur de feuilles mortes
    Si on les gardait depuis bien longtemps
    Noués bout à bout pour tisser les voiles
    Qui vont sur la mer

    Il y aurait tant et tant sur la mer
    Tant de cheveux roux, tant de cheveux clairs
    Et tant de cheveux de nuit sans étoiles
    Il y aurait tant de soyeuses voiles
    Luisant au soleil, bombant sous le vent
    Que les oiseaux gris qui vont sur la mer
    Que ces grands oiseaux sentiraient souvent
    Se poser sur eux
    Les baisers partis de tous ces cheveux
    Baisers qu'on sema sur tous ces cheveux
    Et puis en allés parmi le grand vent...
    Parmi le grand vent...

    Si l'on gardait, depuis des temps, des temps
    Si l'on gardait, souples et odorants
    Tous les cheveux des femmes qui sont mortes
    Tous les cheveux blonds, tous les cheveux blancs
    Crinières de nuit, toisons de safran
    Et les cheveux couleur de feuilles mortes
    Si on les gardait depuis bien longtemps
    Noués bout à bout pour tordre des cordes
    Afin d'attacher
    A de gros anneaux, tous les prisonniers
    Et qu'on leur permît de se promener
    Au bout de leur corde

    Les liens des cheveux seraient longs, si longs
    Qu'en les déroulant du seuil des prisons
    Tous les prisonniers, tous les prisonniers
    Pourraient s'en aller jusqu'à leur maison...
    Jusqu'à leur maison...

    Si l'on gardait, depuis des temps, des temps
    Si l'on gardait, souples et odorants
    Tous les cheveux des femmes qui sont mortes
    Tous les cheveux blonds, tous les cheveux blancs
    Les liens des cheveux seraient longs, si longs
    Qu'en les déroulant du seuil des prisons
    Tous les prisonniers, tous les prisonniers
    Pourraient s'en aller jusqu'à leur maison...
    Jusqu'à leur maison...

    Marc Robine, (Casablanca 1950 - 2003 Nîmes)

    Puis elle est là, se dirige vers nous, Madame Felicity Minhxa, danseuse étoile chorégraphe, méduse. Je suis debout au fond de la scène, rangée des hommes côté jardin. Nous sommes une dizaine côte à côte. « Avancez en glissade. Go firmly, gently... », dit-elle presque imperceptiblement en fixant sur nous un regard terrible. Nous avançons d'un pas, puis d'un autre et subitement je lévite. Quelques centimètres seulement au-dessus du plancher. Chacun continue comme s'il ne me voyait pas. Comme s'il ne se passait rien de bien spécial ici. Madame non plus ne semble pas surprise. Cependant j'étire les jambes et je ne dépose les pieds que sur l'air, cinquième, ouverture, glissade, c'est la consigne... J'arrive heureusement à rester dans le corridor qui m'est octroyé. Un phare de poursuite me précède, j'entre dans la lumière. Il n'y a rien que je puisse faire pour que ça cesse. Je danse.

    Madame nous demande de semer d'un geste ample et détaché « graciously » les fèves qui se trouvent dans le repli de la veste verte que nous portons. Je dépose, une fève à la fois sur le plancher noir de la scène. Une plante surgit, s'élève jusqu'au plafond dès que ma petite fève touche le sol. Ce n'est pas prévu, je ne peux rien faire pour que ça s'arrête.

    Je danse dans mon éblouissement.