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séville

  • Séville - 2

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    Départ de Málaga. Train. 10h40, vendredi. 2h30 plus tard nous arrivons à Séville. Une des satisfactions les plus constantes de tous les voyages pour moi est le fait de pouvoir écrire à peu près n'importe où. Très rapidement ce sont les orangeraies. Fermes. Citroniers. Oliviers. Cailloux. Moutons. Maisons. Trains. Rivières ou ruisseaux. Le paysage défile comme les paroles d'une chanson enfantine... Or j'étais loin de me douter que nous étions sur le point d'entrer dans un conte et que j'allais retrouver le désarroi et l'inquiétude de l'enfance. Séville est une ville imprenable. Impossible de s'y retrouver à moins de la fréquenter quotidiennement pendant quelques semaines. Imprenable. Je ne trouve pas d'autre mot. Pour un esprit comme le mien en tout cas. Habitué de me considérer à peu près incollable sur la boussole et sur l'orientation même en forêt, j'ai vécu à Séville dans la vieille ville où nous logions et où se trouvent les éléments historiques et architecturaux remarquables, quelque chose d'inhabituel. Incapable de me faire des repères, de retrouver les rues et les immeubles que je venais pourtant de quitter. J'ai passé deux jours à battre la semelle dans une ville étrange en plus d'être étrangère. Tous mes sens annulés sauf l'ouïe. Sans doute parce que mon attention aux choses dites était devenue plus grande dans la mesure où tous mes autres sens étaient nuls : je ne sentais rien, ne goûtais rien, j'avais froid et j'étais perdu. Mais j'avais l'air de comprendre ce qu'on me disait...

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  • Séville

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    Départ pour Séville. Avec une petite valise car nous prévoyons y dormir. « C'est la véritable destination de ton voyage », disait la petite voix de mon esprit, celle qui m'avait empêché de dormir la nuit précédent notre départ. J'imaginais le pire. J'imaginais le meilleur. Et le samedi matin, l'œil bouffi et les sinus en feu, je prenais quand même le train. / Séville. La vieille ville. On devra d'abord s'y perdre c'est certain. Son développement, au fil des ans et des constructions, où aucune logique urbanistique n'a présidé à son organisation, sinon le bien-être des passants, la discrétion des maisons protégées des regards, la protection également de la chaleur et des intempéries, son développement est organique, comme celui d'une forêt. Ou d'une main ouverte...